Secteur manufacturier: des champions discrets au Québec

Quarante ans après son inauguration, l'usine IBM de... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Photo Bernard Brault, archives La Presse

Quarante ans après son inauguration, l'usine IBM de Bromont, qui regroupe 2500 employés, se maintient au premier plan des activités de conception et de fabrication de microcomposants chez «Big Blue», surnom d'IBM dans les milieux technologiques.

La Presse

En plus des habituelles stars industrielles, des fabricants établis au Québec se démarquent dans leur créneau respectif, souvent à l'insu du grand public.

Des milliers de pneus par jour

Depuis quelques années, une part importante des pneus destinés aux VUS nord-américains provient de l'usine Bridgestone de Joliette, au Québec.

Cette usine de 1250 employés est la plus vaste sur le continent qui soit spécialisée dans les pneus de VUS et de camionnettes. Elle peut en produire jusqu'à 17 000 par jour.

«Nous fonctionnons à plein régime ces temps-ci, indique son directeur général, Robert Verreault. La demande pour ce type de pneus est forte parmi les milliers de détaillants de Bridgestone et de sa division Firestone, de même que chez les constructeurs de véhicules dont les ventes ont rebondi après la crise de 2009.»

Bon an, mal an, environ 15 millions sont investis dans la modernisation de l'usine de Joliette, selon M. Verreault.

Les essentiels de la collecte d'ordures

C'est au Québec que sont fabriquées deux des pièces d'équipement les plus prisées par les gestionnaires de collecte d'ordures et de matières recyclables, au Canada et aux États-Unis.

D'une part, il s'agit de la gamme de bacs roulants en plastique moulé d'IPL, en Beauce. L'entreprise vend ses contenants par milliers à des autorités municipales au Canada et aux États-Unis.

IPL emploie 650 personnes à son usine principale de Saint-Damien, et quelque 150 à ses usines auxiliaires au Nouveau-Brunswick et dans l'État du Missouri.

IPL est aussi le porte-étendard d'un réseau industriel du plastique qui regroupe une quarantaine d'entreprises et des centaines de salariés.

D'autre part, Labrie Enviroquip, de Lévis, emploie 450 personnes dans la fabrication de bennes de camions à ordures avec des manipulateurs télécommandés qu'elle livre dans tout le nord-est du continent.

Le roi des complets et vestons

Malgré le déclin de l'industrie vestimentaire au Québec, quelques entreprises plus futées parviennent à se démarquer et à prospérer.

C'est le cas des Vêtements Peerless, de Montréal, société spécialiste de la confection en sous-traitance de complets et de vestons pour hommes.

Peu connue, notamment parce que son nom est absent des étiquettes, Peerless regroupe néanmoins 900 employés à son usine de Montréal et à son énorme centre de distribution au Vermont.

Sa recette: investir dans les meilleures technologies de gestion de la production, ce qui a une incidence directe sur le contrôle des coûts, de la qualité des produits et des services aux clients.

Le résultat: une entreprise considérée comme la meilleure dans son créneau en Amérique du Nord, avec une clientèle de marques prestigieuses: Ralph Lauren, Calvin Klein, DKNY, Van Heusen, Trump Signature, etc.

Pas mal, tout de même, pour une entreprise de confection vestimentaire fondée au début des années 60 et qui, un demi-siècle plus tard, demeure sur le podium de son secteur.

L'outilleur des télécoms

C'est à Québec, chez la société Exfo, que des entreprises de télécommunications du monde entier trouvent les appareils spéciaux dont se servent leurs techniciens et leurs ingénieurs de réseaux.

Fondée il y a 27 ans, alors que les télécommunications par fibre optique émergeaient à peine des laboratoires, Exfo regroupe aujourd'hui 1800 employés répartis dans 25 pays. À Québec même, les activités du siège social, du centre de recherche et de l'usine regroupent quelque 550 employés.

Exfo affiche des revenus annuels d'environ 250 millions US, presque 100 millions de plus qu'il y a cinq ans.

Son président fondateur, Germain Lamonde, vise le seuil du milliard d'ici quelques années. Entre-temps, Exfo doit conjuguer avec une rentabilité encore volatile, ce qui nuit à sa valeur boursière d'un trimestre à l'autre.

Des bataillons de puces... électroniques!

Les puces ont envahi notre quotidien. Électroniques, s'entend!

Et il y a des chances que l'une ou l'autre des puces soit née à l'usine IBM à Bromont.

Quarante ans après son inauguration, cette usine qui regroupe 2500 employés se maintient au premier plan des activités de conception et de fabrication de microcomposants chez «Big Blue», surnom d'IBM dans les milieux technologiques.

IBM-Bromont fait partie d'un réseau de trois usines et un centre de recherche qui enjambe la frontière du Québec avec les États du Vermont et de New York.

Ce réseau qui regroupe quelque 33 000 employés est la principale force de frappe d'IBM dans le marché des microprocesseurs, capable de contrecarrer la vive concurrence asiatique.

IBM-Bromont produit pour 2 milliards de dollars par an en puces électroniques et en microprocesseurs, selon son directeur général, Raymond Leduc.

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