L'Impact a fait une entrée payante dans la MLS

Milovan Mirosevic, du Crew de Columbus, et Patrice Bernier,...

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Milovan Mirosevic, du Crew de Columbus, et Patrice Bernier, de l'Impact.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

(Montréal) À l'aube de sa deuxième saison dans la Major League Soccer (MLS), l'optimisme est à son zénith dans les bureaux administratifs du onze mont- réalais.

Si l'objectif au plan sportif est de participer aux séries d'après saison, au plan financier, l'équipe comptera sur un budget de quelque 19 millions et entend bien boucler le calendrier de 36 rencontres avec un léger surplus, ce qu'elle n'a pu faire à sa saison inaugurale.

« Toutes nos têtes d'affiche sont de retour, dit Richard Legendre, vice-président exécutif de l'Impact, dans un entretien, et on pense que ce groupe peut faire mieux que la saison dernière. » Le club a déjà réservé les dates du 7 et 8 décembre au Stade olympique pour la grande finale, au cas où.

Sur le plan comptable, le club n'a pas atteint le point mort à sa première saison, mais c'est l'objectif de la deuxième année, d'indiquer M. Legendre.

Pour terminer l'année avec un surplus, l'équipe de l'entraîneur-chef Marco Schällibaum devra vendre 8000 abonnements et attirer en moyenne au moins 18 500 personnes aux matchs présentés au Stade Saputo. L'an dernier, le Stade Saputo a accueilli 17 000 personnes en moyenne par match.

« Ça va aussi dépendre du ratio qu'on touche sur son chaque billet, précise M. Legendre. L'an dernier, on a quand même eu beaucoup de ventes de groupes où le billet revient moins cher. »

Bâtir sur son succès

La présence en série aidera certes, mais ce n'est pas une condition sine qua non pour éviter le déficit, selon lui.

L'Impact peut bâtir sur les succès qu'il a obtenus à sa première saison en MLS. En tenant compte des six parties jouées au Stade olympique, l'Impact arrive au 3e rang dans sa ligue au chapitre de l'assistance avec une moyenne de près de 23 000 spectateurs.

Statistique intéressante pour les annonceurs, trois spectateurs sur quatre aux rencontres sont âgés de 45 ans et moins et 45% ont entre 18 et 35 ans.

« On a connu une forte croissance en passant de la division deux à la division un, on a probablement triplé le chiffre d'affaires », souligne Richard Legendre. Au cours de ses dernières années en deuxième division, l'Impact comptait sur des revenus annuels de 6 à 7 millions. Le budget de l'équipe s'élève à 19 millions pour la saison 2013.

À un mois du premier match à domicile prévu le 16 mars contre Toronto, l'Impact a écoulé quelque 7000 abonnements de 300 à 1000$ chacun. L'équipe veut faire mieux que l'année dernière à ce chapitre quand elle en avait vendu 8000.

Par ailleurs, les 34 loges de 8 à 12 sièges du stade affichent complet. Les 250 sièges disponibles dans les mezzanines sont offerts à la saison ou à la partie. Pour une mezzanine de 20 sièges, il faut débourser 25 000$ pour la saison ou 1300$ pour un match.

De l'aveu même de M. Legendre, il y a place à amélioration au chapitre des cotes d'écoute. L'Impact a attiré 150 000 personnes en moyenne sur RDS la saison dernière et 50 000 à TVA Sports. Une pointe, à plus de 200 000 téléspectateurs, a été obtenue lors du premier match contre Vancouver le 10 mars 2012.

À titre comparatif, 1,3 million de partisans ont syntonisé RDS pour voir le premier match du Canadien contre Toronto au retour du lock-out.

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