Le PQ comprend l'importance du Nord, dit la Nationale

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Photo prise dans la région du réservoir Caniapiscau (dans la région de Fermont) au Québec

Sylvain Larocque
La Presse Canadienne
Montréal

Le Parti québécois a bien compris l'importance de poursuivre le développement du Nord du Québec, s'est réjoui mardi le grand patron de la Banque Nationale, Louis Vachon.

Dans le cadre d'une conférence organisée par RBC Marchés des capitaux, M. Vachon a dit croire que le gouvernement de Pauline Marois allait se contenter de rebaptiser le Plan Nord (maintenant appelé Le Nord pour tous) tout en maintenant les investissements prévus par les libéraux dans les secteurs de l'hydroélectricité et des mines.

Louis Vachon a soutenu que les analystes financiers de l'extérieur du Québec sous-estimaient l'impact que pourrait avoir le développement du Nord sur la croissance économique de la province.

«Le Québec possède de fortes industries des services et de la fabrication, qui sont principalement tributaires du cycle économique nord-américain, a-t-il souligné. Nous devons investir plus dans le secteur des ressources naturelles pour tirer profit un peu plus de la croissance des marchés émergents, de la même façon que la Colombie-Britannique et l'Alberta l'ont fait. C'est possible et si nous y parvenons, l'impact sur la croissance à long terme du Québec ne sera pas négligeable.»

M. Vachon n'a toutefois pas abordé l'intention du gouvernement péquiste d'augmenter les redevances minières, un projet qui préoccupe les entreprises du secteur.

Accroître les ventes croisées

Pour ce qui est des affaires de la Banque Nationale, le PDG a reconnu que la stratégie «Un client, une banque» n'avait pas encore atteint ses objectifs en matière de ventes croisées (offre simultanée de plusieurs produits et services aux clients de l'institution).

«En sommes-nous au nombre de produits par client que nous avions prévu il y a quatre ans? La réponse est non. Ce qui nous manque, c'est la technologie. La culture est très importante, mais il faut faciliter le travail des employés. Si les employés n'ont pas accès à un profil complet des clients, il faut améliorer les systèmes informatiques», a-t-il dit.

L'une des priorités de la banque en 2013 sera donc d'implanter à la grandeur du Québec une nouvelle plate-forme logicielle qui fait actuellement l'objet d'un projet-pilote dans cinq succursales. L'institution veut aussi exploiter davantage les informations dont elle dispose sur ses clients.

Avec le nouveau logiciel, un particulier à qui la banque consent un prêt hypothécaire pourrait se qualifier automatiquement pour une carte de crédit, une prime d'assurance et, dans certains cas, une marge de crédit hypothécaire, a expliqué Louis Vachon.

Celui-ci a par ailleurs indiqué mardi que la Banque Nationale allait être plus prudente dans l'éventualité où une nouvelle guerre des prix devait surgir dans le secteur hypothécaire.

L'an dernier, la Banque de Montréal a secoué l'industrie en offrant - à deux reprises - un taux d'intérêt de 2,99 pour cent. La Banque Nationale et plusieurs autres institutions se sont senties obligées d'imiter BMO, ce qui a nui aux marges bénéficiaires.

«S'il y a une autre guerre du genre, nous allons être un peu plus sélectifs que l'an dernier en ce qui a trait aux clients à qui nous allons offrir d'égaler le taux de la concurrence», a expliqué M. Vachon.

L'action de la Banque Nationale a clôturé à 77,30 $ mardi, en hausse de 0,1 pour cent, à la Bourse de Toronto.

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