Rendement semestriel de 2,3 % pour le Fonds de solidarité FTQ

Le président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ,... (Photo: Patrice Laroche, Le Soleil)

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Photo: Patrice Laroche, Le Soleil

Le président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ, Yvon Bolduc

Sylvain Larocque
La Presse Canadienne
Montréal

Le Fonds de solidarité FTQ, qui a connu une bonne fin d'année 2012, espère que le redressement de l'économie américaine donnera un coup de pouce aux entreprises québécoises en 2013.

Au cours de la période de six mois qui a pris fin le 30 novembre, le Fonds a enregistré un rendement de 2,3 pour cent. Pendant le semestre correspondant de 2011, le rendement avait été d'à peine 0,2 pour cent.

Le prix de l'action du Fonds s'établit désormais à un nouveau sommet historique de 27,20 $, en hausse de 61 cents par rapport à juillet.

Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault, qui préside aussi le conseil d'administration du Fonds, a souligné dans un communiqué qu'il s'agissait de la huitième augmentation consécutive de la valeur de l'action.

Les investissements réalisés dans des entreprises québécoises non cotées en Bourse ont produit un rendement de 3,6 pour cent (selon les calculs des évaluateurs indépendants). Par contre, les placements effectués dans des entreprises cotées ont vu leur valeur diminuer de 1,2 pour cent. C'est tout de même mieux que l'indice BMO des petites capitalisations, qui a reculé de 1,5 pour cent pendant la même période.

Dans le portefeuille que le Fonds est autorisé à investir ailleurs que dans les PME québécoises (40 pour cent de son actif total), les titres à revenu fixe (obligations) ont enregistré un rendement de 1,9 pour cent alors que les actions de grandes sociétés cotées en Bourse se sont appréciées de 5,7 pour cent.

«Il est normal qu'en situation où les indices boursiers vont bien, le Fonds performe un peu moins bien, mais nous sommes satisfaits de notre performance, a déclaré vendredi le PDG du Fonds, Yvon Bolduc, au cours d'un entretien téléphonique. Je pense que nos actionnaires vont être contents.»

M. Bolduc a déclaré que la reprise du secteur immobilier américain pourrait se traduire par une hausse de la demande pour les entreprises québécoises des domaines du bois d'oeuvre et de la fabrication.

Entre-temps, le Fonds tente d'encourager les dirigeants à investir pour améliorer la productivité de leurs entreprises.

«Soyons honnêtes, il y a beaucoup de prudence chez les entrepreneurs», a noté Yvon Bolduc.

«On est là pour les aider à financer ces investissements-là, mais on ne peut pas prendre les décisions à leur place», a-t-il ajouté.

Depuis qu'il a mis fin à ses placements controversés dans les entreprises du magnat de la construction Tony Accurso, en 2011, le Fonds n'a réalisé qu'un seul nouvel investissement dans ce secteur: 7 millions $ dans Constructions Bricon (Saint-Bruno-de-Montarville).

«Il n'y a pas eu d'entreprises dans lesquelles le Fonds a investi qui ont jusqu'à présent comparu» devant la commission Charbonneau, a indiqué M. Bolduc.

Pour ce qui est de l'investissement du Fonds dans l'entreprise à qui appartient le Club de hockey Canadiens, M. Bolduc s'en dit toujours satisfait, et ce, malgré l'impact négatif du lock-out décrété par la LNH.

À la fin novembre, l'actif net du Fonds, qui célébrera en 2013 son 30e anniversaire, atteignait 8,8 milliards $.

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