La chasse sportive au Québec: un marché d'un demi-milliard

Selon une étude de la firme SOM, les... (Photo : Bernard Brault, archives La Presse)

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Photo : Bernard Brault, archives La Presse

Selon une étude de la firme SOM, les chasseurs québécois ont dépensé 50 millions en achat d'armes et de munitions en 2011.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

La chasse sportive pratiquée par les Québécois entraîne des dépenses annuelles de 540 millions, révèle une étude sur les chasseurs de la province, publiée récemment.

Dans un contexte marqué par le vieillissement des adeptes de Saint-Hubert, le saint patron des chasseurs, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, en collaboration avec la Fédération des pourvoiries du Québec, a sondé 4752 chasseurs expérimentés et novices en 2011.

L'enquête englobe les dépenses des chasseurs québécois faites à l'étranger, mais exclut celles des chasseurs étrangers effectuées au Québec. Généralement, la chasse au gros gibier se déroule à l'automne de septembre à décembre.

50 millions pour les armes

Les chasseurs québécois ont notamment dépensé 50 millions en achat d'armes et de munitions, 21,5 millions dans les permis de chasse, 87 millions dans l'hébergement et 50 millions dans la nourriture. La marge d'erreur est de l'ordre de 10%, prévient la firme SOM, spécialisée en recherches etsondages.

Les chasseurs consacrent en moyenne 15 jours par an à leur passe-temps favori. En extrapolant, on estime à 4,35 millions de jours de pratique de chasse sportive au Québec en 2011.

Les chasseurs sont des hommes dans 9 cas sur 10 et 7 chasseurs sur 10 ont plus de 45 ans. Un chasseur sur deux au Québec habite les six régions suivantes: Chaudière-Appalaches, Montérégie, Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Laurentides et l'Estrie. En revanche, 4% des chasseurs proviennent de Montréal et 2% seulement de Laval.

Un voyage typique de chasse comprend un séjour de six nuits hors du domicile. En majorité, les chasseurs tirent le chevreuil ou l'orignal à la carabine ou au fusil. Seulement 2% courent après les ours. Une fois sur deux, la chasse s'avère productive. Neuf chasseurs sur dix se déclarent satisfaits de leur voyage de chasse.

Les chasseurs préfèrent les terres privées ou publiques. Ils sont moins de 20% à chasser dans une ZEC, une réserve faunique ou une pourvoirie.

Un chasseur a dépensé 1832$ en moyenne pour son passe-temps en 2011. Les postes de dépenses comprennent le permis de chasse, les armes, les droits d'accès, l'hébergement, l'alimentation, le transport, les frais d'utilisation d'un petit moteur (VTT, motoneige, bateau).

Du bon temps en famille

L'étude s'intéresse aussi à la relève, c'est-à-dire aux chasseurs qui courent les bois depuis trois ans et moins. Dans ce groupe, les femmes représentent 30% de la cohorte. Près d'un chasseur sur cinq de la relève est âgé de 15 ans et moins. On note qu'on s'intéresse à ce passe-temps à un âge plus avancé que jadis.

Sept chasseurs de la relève sur 10 ont été initiés à la chasse sportive par un membre de leur famille. À peine 8% l'ont fait seuls. D'ailleurs pour les chasseurs d'expérience, passer du temps en famille est l'une des principales motivations à pratiquer la chasse.

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