Québec, AstraZeneca et Pfizer présentent l'Institut Néomed

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Le ministre des Finances, Nicolas Marceau

La Presse Canadienne
Montréal

Les pharmaceutiques AstraZeneca et Pfizer ont annoncé vendredi la mise sur pied de l'Institut Néomed, un centre de recherche «nouveau genre» qui recevra un important soutien financier du gouvernement du Québec.

AstraZeneca mettra à la disposition de Néomed son ancien centre de recherche montréalais, dont la fermeture, au printemps, avait entraîné la perte de 132 emplois.

À cette contribution, que la multinationale britannique chiffre à 35 millions $, s'ajoutera un apport financier de 5 millions $ pour soutenir les activités de Néomed.

De son côté, Pfizer versera 3,5 millions $ à Néomed.

À l'instar de plusieurs autres pharmaceutiques, le géant américain a supprimé des centaines d'emplois dans la région de Montréal au cours des dernières années.

Le gouvernement versera quant à lui une subvention de 8 millions $, étalée sur deux ans, à Néomed, en plus de lui accorder un prêt sans intérêt de 20 millions $ pendant cinq ans.

L'Institut Néomed aura pour but de mettre au point de nouveaux médicaments à partir des travaux réalisés par des chercheurs québécois.

Lorsque le centre aura atteint sa vitesse de croisière, une centaine de personnes pourraient y travailler.

Néomed, qui sera dirigé par Max Fehlmann, tentera d'accroître son financement en présentant des résultats de travaux de recherche québécois à des investisseurs internationaux.

Confrontées à des difficultés financières, les pharmaceutiques effectuent de moins en moins de recherche à l'interne. Elles diminuent leur prise de risque en établissant des partenariats avec les universités.

Dans son premier budget, déposé mardi, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a retranché 336 millions $ dans l'aide aux pharmaceutiques en abolissant notamment la règle qui oblige le gouvernement à payer le plein prix pour un médicament non générique pendant les 15 années suivant son arrivée sur le marché.

En revanche, M. Marceau a annoncé une bonification du crédit d'impôt pour les salaires des travailleurs affectés à la recherche et au développement (R&D) dans le secteur biopharmaceutique et la création d'un fonds de 125 millions $ pour encourager les pharmaceutiques à investir en R&D.

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