Le retour des Nordiques possible avec le PQ, dit Péladeau

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Jean Charest et Pierre Karl Péladeau se sont entretenus cet après-midi lors de l'évènement marquant la première pelletée de terre symbolique sur le site du futur amphithéâtre de Québec.

(Québec) Deux artisans du retour des Nordiques à Québec - dont Pierre Karl Péladeau - ont indiqué lundi que cet ambitieux projet continuera de cheminer même si le Parti québécois est porté au pouvoir.

Le grand patron de Quebecor et Mario Bédard, qui dirige le groupe J'ai ma place, estiment tous deux que le retour du hockey professionnel est possible peu importe le résultat des élections de mardi. Ils ont du coup contredit Jean Charest, qui a laissé entendre dimanche que l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement souverainiste pourrait provoquer des «perturbations» qui rendraient le marché de Québec moins attrayant pour la Ligue nationale de hockey.

«Peu importe le résultat de l'élection du 4 septembre, nous avons confiance d'amener ce projet à terme», a indiqué M. Péladeau par l'entremise de son porte-parole Martin Tremblay.

L'homme d'affaires, qui tente activement d'attirer une franchise de la LNH à Québec, souligne qu'il faut réunir deux éléments pour y parvenir: la construction d'un nouvel amphithéâtre et la présence d'un marché assez prospère pour soutenir une équipe.

«C'est clair qu'on a toujours cru qu'il y a un marché à Québec», a indiqué M. Tremblay. C'est une des meilleures villes de hockey au monde.

Mario Bédard, lui, est un comptable qui milite depuis des années pour la construction d'un nouvel amphithéâtre à Québec. Il a aussi déjà été collecteur pour le Parti québécois.

«Je pense qu'au plus tard en 2015, le hockey va être à Québec», a-t-il affirmé.

Régis Labeaume, était entouré des anciens joueurs des... (Photo: PC) - image 2.0

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Régis Labeaume, était entouré des anciens joueurs des Nordiques Peter Stastny, Michel Goulet et Marc Tardif.

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Peu importe qui est au gouvernement? lui a-t-on demandé.

«Ça n'a pas rapport», a-t-il répondu.

Jean Charest, lui, est resté campé sur ses positions lors d'un point de presse tenu lundi matin.

«Il y a une affaire de bon sens, a-t-il indiqué. C'est simple: si on veut avoir une équipe de hockey de la Ligue nationale, c'est plus facile d'attirer une équipe dans une économie qui va bien que dans une économie qui va mal.»

Charest applaudi, Marois huée

MM. Péladeau et Bédard, ainsi que Jean Charest et Pauline Marois, ont tous pris part à l'événement J'ai ma pelle. Plusieurs milliers de personnes participaient à cette cérémonie, qui marque le début de la construction du nouvel amphithéâtre de Québec.

Le coloré maire de Québec, Régis Labeaume, a remercié le premier ministre sortant, dont le gouvernement a allongé la moitié des 400 millions nécessaires à la construction du nouvel amphithéâtre.

Il a aussi remercié Pauline Marois, qui a soutenu le projet de loi 204 qui plaçait l'entente entre la Ville de Québec et Quebecor à l'abri de poursuites judiciaires.

M. Charest a été applaudi par la foule, mais pas Mme Marois, qui a été huée.

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