Projet d'usine d'engrais de 1,4 milliard à Bécancour

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

(Montréal) La coopérative indienne de fertilisants agricoles IFFCO envisage d'implanter une usine de production d'urée dont le coût pourrait atteindre 1,4 milliard au parc industriel de Bécancour, a appris La Presse Affaires.

Le gouvernement provincial, par l'entremise de son bras financier Investissement Québec, prendrait une participation d'un montant maximal de 5 millions dans le projet, somme qui servira à financer la réalisation d'une étude de préfaisabilité du projet d'implantation de l'usine d'urée. 

L'urée sert principalement d'engrais azotés en agriculture.

La société indienne est intéressée par le Canada en raison principalement du faible coût du gaz naturel et de la demande locale pour l'urée. 

Le responsable du développement des affaires chez IFFCO Canada, Alistair Fraser, a confirmé au téléphone le choix de Bécancour, qui a été préféré à 50 autres localisations.

Son port, sa desserte en électricité et en gaz naturel et le rôle proactif du gouvernement québécois ont joué à la faveur du parc industriel, situé pratiquement en face de Trois-Rivières, sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent. 

Autre point qui a joué en sa faveur, les producteurs agricoles canadiens et québécois importent actuellement l'urée utilisée dans leur production, d'où un fort potentiel de marché pour la future usine. Une partie de la production pourra aussi être exportée.

«Le gouvernement du Québec ne fera pas de commentaires avant la fin de la campagne électorale, mais une importante conférence de presse est prévue prochainement», a dit M. Fraser que l'on a joint à son bureau de Vancouver.

Il n'a pas voulu chiffrer le nombre d'emplois créés avec cette usine. Investissement Québec n'a pas rappelé La Presse Affaires.

L'usine aurait une capacité de production de 1,25 million de tonnes. Il faut compter deux ans pour obtenir toutes les autorisations nécessaires, selon M. Fraser, et 3 autres années pour sa construction.

Après la réalisation de l'étude de préfaisabilité, la prochaine étape sera d'obtenir les autorisations environnementales. Fin mai, une publication d'affaire indienne annonçait l'intention de l'Indian Fertiliser Co-operative (IFFCO), d'installer une usine en sol canadien, probablement dans l'est du pays.

La coentreprise sera détenue par sa filiale de Dubaï, Kisan, et un partenaire canadien, qui est trouvé, mais dont le nom n'est pas public pour le moment.

Pacific Gateway Energy, qui apparaît pour le moment comme second actionnaire de IFFCO Canada, est une société d'investissement albertaine facilitant l'identification de bons sites d'investissement en Amérique du Nord pour des projets industriels. 

Fondée en 1967, la coopérative enregistre des ventes annuelles supérieures à 3 milliardsUS.

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