L'industrie du ski déprime: des mesures bienvenues

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Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Les stations de ski espèrent bénéficier du nouveau programme de prêts et de garanties de prêt contenu dans le budget. Administré par Investissement Québec, ce programme veut stimuler les investissements destinés à améliorer l'offre touristique.

Hélène Baril

(Montréal) Le gouvernement a-t-il entendu les plaintes venues des montagnes des quatre coins du Québec? Toujours est-il que son dernier budget a été aussi bien accueilli par l'industrie du ski qu'une bonne bordée de 25 centimètres de neige.

Les stations de ski espèrent bénéficier du nouveau programme de prêts et de garanties de prêt contenu dans le budget. Administré par Investissement Québec, ce programme veut stimuler les investissements destinés à améliorer l'offre touristique.

Le programme, doté d'une enveloppe de 85 millions, pourrait susciter des investissements de 160 millions d'ici cinq ans, espère le gouvernement, qui reconnaît ainsi que les stations de ski, comme toutes les entreprises touristiques, n'ont pas accès à de bonnes conditions de crédit.

«Pour nous, c'est une lueur d'espoir», a dit Claude Péloquin, directeur général de l'Association des stations de ski du Québec.

Une deuxième mesure budgétaire pourrait profiter aux stations de ski qui ont des chambres d'hôtel, comme Stoneham, dans la région de Québec, ou Owl's Head, en Estrie. Il s'agit d'un crédit d'impôt de 25% pour les dépenses de rénovation des chambres d'hôtel situées en région. Cette mesure pourrait susciter des investissements de 240 millions.

Une preuve à faire

Michel Archambault, professeur à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec et titulaire de la chaire de tourisme Transat, présidera un comité qui recommandera les meilleurs projets d'investissement dans les entreprises touristiques.

«Les stations de ski, comme les autres promoteurs, devront faire la preuve que les investissements permettront d'attirer de nouveaux visiteurs», souligne le professeur.

Michel Archambault connaît bien l'industrie du ski. Il sait qu'à part peut-être Bromont, toutes les stations québécoises sont déficitaires. Mais il croit lui aussi que la survie passe par la conquête des marchés voisins.

«Le Québec peut attirer plus de skieurs de l'Ontario et de la Nouvelle-Angleterre, deux régions qui seront plus touchées par les changements climatiques», dit-il.

«À condition d'investir», prévient-il lui aussi. Par exemple, pour profiter au maximum d'une saison trop courte, les stations québécoises devraient être en mesure d'ouvrir tout leur domaine skiable dès le premier jour des vacances de Noël, estime Michel Archambault.

La période des Fêtes, la relâche scolaire et le ski de printemps sont les trois moments forts de la saison de ski au Québec. L'industrie du ski a affiché des revenus de 217 millions l'an dernier, et de 258 millions en tenant compte des activités estivales. Elle emploie 30 000 travailleurs saisonniers.

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