Amphithéâtre de Québec: l'offre de Quebecor en deçà de la moyenne de la LNH

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Photo Steve Deschênes, Le Soleil

Régis Labeaume et Pierre Karl Péladeau lors de l'annonce mardi concernant l'amphithéâtre de Québec.

(Montréal) Sans équipe de la LNH, Quebecor Media paiera 1,3 million par année pour le nom de son futur amphithéâtre à Québec. Avec une équipe du circuit Bettman, la facture passera à 2,5 millions annuellement. Une somme inférieure à la moyenne de 3,2 millions par année dans la LNH, selon les calculs de La Presse Affaires.

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Des 22 amphithéâtres de la LNH scrutés par La Presse Affaires, celui de Québec se classerait ex aqueo au 10e rang en matière de revenus tirés par la vente de son nom. «La somme de 2,5 millions par année, ça me semble raisonnable dans les circonstances», dit Rodney Fort, spécialiste de l'économie du sport à l'Université du Michigan.

«Si on compare, c'est un montant qui correspond à ce qui se paye ailleurs», dit l'économiste Marc Lavoie, professeur à l'Université d'Ottawa.

La dernière entente conclue par une équipe de la LNH pour les droits du nom de son amphithéâtre? Environ 2 millionsUS par année pour l'aréna des Penguins de Pittsburgh inauguré au début de la saison, selon le consultant sportif Marc Ganis. L'été dernier, Rogers a acquis le nom de l'aréna des Canucks de Vancouver, mais le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

L'aréna de la LNH dont le nom vaut le plus cher? Le Philips Arena, domicile des Thrashers et des Hawks (NBA) d'Atlanta. Philips paie 9 millions$US par année jusqu'en 2019 pour être associé à l'amphithéâtre.

Au Canada, le Centre Bell a le nom le plus rentable: Bell a signé en 2002 un contrat de 5 millions par année pendant 20 ans pour obtenir le nom du domicile du Canadien. Depuis, Bell est devenu propriétaire minoritaire de l'équipe. À Toronto, Air Canada paie seulement 1,5 million par année pour s'associer au domicile des Maple Leafs de Toronto. À Ottawa, Scotia donne 1,3 million annuellement. À Calgary, Pengrowth verse 1 million par année. Le montant de la commandite du Rexall Center n'est pas connu.

À 2,5 million par année, Quebecor Média paie moins cher que la moyenne de la LNH, mais il faut considérer que certains arénas de la LNH sont aussi utilisés par des équipes de la NBA, ce qui augmente la moyenne de la LNH.

Advenant un retour de la LNH à Québec, la Vieille Capitale constituerait le plus petit marché de la LNH. La région métropolitaine de Québec compte 700 000 personnes, contre 1 million à Edmonton, 1,1 million à Calgary et Ottawa.

Autre comparaison intéressante pour le futur amphithéâtre de Quebecor: le Sprint Center de Kansas City, dont le nom vaut 2,5 millionsUS par année même si l'amphithéâtre n'accueille pas d'équipe de sport professionnel. Selon cette hypothèse, Quebecor paiera 1,3 million par année, soit 48% moins cher que le Sprint Center. La région de Kansas City est toutefois 1,7 fois plus populeuse que celle de Québec.

Le stade de baseball des Mets de New York, dont le nom a été vendu pour 20 millionsUS par année à Citigroup, est le plus rentable du sport professionnel en Amérique du Nord. Les Giants et les Jets de New York ont refusé de vendre le nom de leur nouveau stade de football pour 25 millions US par année à l'entreprise allemande de services financiers Allianz en raison de ses liens avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

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