Les bons et moins bons coups de la SGF
Photo: Steve Deschênes, Le Soleil
La SGF a maintenu artificiellement en vie les Chantiers maritimes Davie, à Lévis, pendant très longtemps.
La Presse
Péchiney
Au tournant des années 80, la SGF contribue à l'implantation de la première aluminerie au Québec, celle de Péchiney. L'usine de 1,5 milliard est un des plus importants investissements privés de l'histoire du Québec. D'autres suivront, à Sept-Îles (Alouette) et à Deschambault (Alcoa). Avec le temps, ces investissements se sont avérés très rentables pour la SGF, ce qui a permis de récupérer une partie des pertes subies en vendant de l'électricité à très bas tarif aux alumineries.
Domtar
En 1982, au moment où le sort de Domtar est plus qu'incertain, la Caisse de dépôt et la SGF s'allient pour prendre le contrôle de l'entreprise et lui permettent de se moderniser. C'est en grande partie grâce aux fonds publics que Domtar peut investir dans une nouvelle usine de papier fin à Windsor. Domtar a fusionné ses activités avec l'américaine Weyerhauser en 2006 et elle maintient son siège social à Montréal.
Technologie Miranda
La SFG a investi avec profit dans cette petite entreprise technologique qui s'est inscrite en Bourse et a fini par enrichir ses actionnaires. La SGF s'est retirée au bon moment et a empoché plusieurs dizaines de millions en profits.
DES MOINS BONS
Métaforia
La SGF s'est lancée au début des années 2000 dans l'industrie du divertissement avec Métaforia, un centre de loisirs à saveur technologique au centre-ville de Montréal. L'aventure aura duré un an et englouti plus de 20 millions en fonds publics, dont 12 millions pour la SGF.
Chantiers Davie
La SGF a maintenu artificiellement en vie les Chantiers maritimes Davie, à Lévis, pendant très longtemps. L'entreprise a finalement été vendue pour 1$ en 1996, après avoir causé des dizaines de millions de pertes dans le bilan de la SGF.
Magnola
C'était une bonne idée qui a tourné au désastre. La SGF avait insisté pour investir avec Noranda dans la fabrication de magnésium à partir de résidus d'amiante, à Asbestos. L'usine a fonctionné seulement trois ans, avant que le marché s'effondre, laissant une facture de 253 millions à la SGF.
Partager |
|
Tweet |
|
La Presse Affaires vous suggère
SGF: la fin d'un chapitre important de l'histoire du Québec
Alors qu'un autre investissement de la SGF semble mal tourner, l'heure est au bilan pour cette société d'État, une des plus anciennes du Québec. Sa... »
Cinq millions de la SGF compromis dans une boucherie
La SGF a de la difficulté avec ses placements dans des entreprises de transformation des viandes. »
La SGF controversée mais nécessaire
Controversées et très critiquées, les interventions du gouvernement pour encourager l'investissement privé restent la norme dans les pays... »
publicité
publicité
publicité
publicité