Construction: à deux doigts d'une entente
Photo Reuters
Les quatre secteurs les plus prometteurs en matière de recrutement pour le troisième trimestre sont l'industrie minière, la construction, le commerce de gros et de détail, ainsi que la fabrication de biens durables.

Anabelle Nicoud et Daphné Cameron
La Presse
«Nous sommes venus à l'évidence qu'une grève n'apporterait rien, ni à notre industrie ni à aucune des parties. Alors, on s'est mis en mode règlement», a indiqué hier soir à la chaîne LCN, Lyne Marcoux, négociatrice en chef de l'ACQ.
«Il y a des propositions qui sont sur la table, et on doit y penser, la nuit portant conseil, et la présenter à chacune de nos instances. Demain (aujourd'hui) matin, on devrait pouvoir finaliser le dossier de la négociation 2010-2013.»
Une rencontre est prévue aujourd'hui entre l'Association provinciale des constructeurs d'habitations (APCHQ), la partie patronale qui représente le secteur résidentiel, et l'Alliance syndicale, qui représente les travailleurs de la construction.
Au départ, les travailleurs devaient se prononcer ce matin sur le déclenchement d'une grève lundi matin. «Ça passe ou ça casse», a indiqué hier dit Donald Fortin, porte-parole de l'Alliance syndicale. Au moment de mettre sous presse, l'Alliance syndicale n'avait pas rappelé pour indiquer si le vote était annulé en raison des derniers développements dans le dossier.
L'APCHQ et l'ACQ se sont par ailleurs adressées hier aux 146 000 syndiqués de l'industrie de la construction par le truchement d'une campagne dans les médias et d'une conférence de presse. «Personne ne veut de grève, c'est dans l'intérêt de tout le monde d'arriver à un règlement négocié», croit le directeur général de l'APCHQ, Éric Cherbaka. Lyne Marcoux, s'interrogeait elle aussi hier. «Pourquoi veulent-ils recourir à la grève? La convention est réglée à 90%! «
Depuis plusieurs jours, une centaine de chantiers ont été fermés en raison de grèves illégales, selon les représentants patronaux. La journée d'hier n'a pas fait exception, puisque neuf chantiers ont été perturbés au Québec.
«S'il n'y a pas d'ouvrage, tout le monde y perd», a dit Mme Marcoux. Fustigeant le «folklore» qui perturbe les négociations, elle a précisé que la Commission de la construction du Québec avait reçu 33 plaintes pour grève illégale.
L'ACQ a par ailleurs obtenu une injonction interdisant aux travailleurs de pénétrer dans le chantier de son nouveau siège social.
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