La Caisse de dépôt a perdu 10% de ses effectifs

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Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt

Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt

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Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Pas moins de 73 employés ont vidé leur bureau en 2009. C'est deux fois plus que l'année précédente, révèlent les chiffres fournis par la Caisse à la suite d'une demande d'accès à l'information gouvernementale.

(Québec) Conséquence de la crise financière et de l'arrivée de Michael Sabia à la barre de la Caisse de dépôt et placement, un nombre record d'employés ont été limogés ou ont décidé de partir l'an dernier.

Pas moins de 73 employés ont vidé leur bureau en 2009. C'est deux fois plus que l'année précédente, révèlent les chiffres fournis par la Caisse à la suite d'une demande d'accès à l'information gouvernementale.

«C'est certain qu'après des pertes de 40 milliards, des changements majeurs étaient nécessaires. Les Québécois s'y attendaient», explique Maxime Chagnon, porte-parole de la Caisse.

À la suite de l'arrivée de Michael Sabia, des activités ont été réévaluées et parfois mises de côté. «Cela a des impacts sur les emplois, on a éliminé des activités, regroupé d'autres. Le nombre de portefeuilles, les secteurs d'investissements ont été ramenés de six à quatre. Les fonds de couverture ont cessé aussi», ajoute-t-il.

Avec un peu plus de 700 employés, la Caisse a donc perdu 10% de ses effectifs après avoir dû afficher des pertes de 40 milliards, plus du quart du bas de laine collectif des pensionnés québécois. Pour cette même année, les autres caisses de retraite ont affiché un recul d'environ 16%, une bien meilleure performance que celle de la Caisse.

L'an dernier, les primes de départ de ces 73 employés ont coûté 4 millions à la Caisse, exactement le même total que celui versé pour acheter la démission de six membres de la haute direction, en 2009.Réparties sur l'ensemble des départs, ces primes représentent 55 000 $ par employé en moyenne. L'échelon des postes et l'ancienneté peuvent expliquer que les primes de départ ont été en moyenne moins élevées que par le passé, explique M. Chagnon.

Mais les données fournies par la Caisse ne précisent pas le nombre de départs volontaires qui n'ont normalement pas droit à une prime de séparation. Le seul qui a pu bénéficier d'un chèque même s'il avait pris la décision de partir est le président Henri-Paul Rousseau, qui figure clairement dans les tableaux fournis par la CDP. En 2008, on ne constate qu'un seul départ dans la haute direction, avec un parachute doré de 378 750 $. Par la suite, le gouvernement avait désavoué cette pratique d'allouer des dédommagements pour les employés qui décidaient de quitter la CDP.

En 2008, il y a eu 37 départs qui ont coûté 3,2 millions en indemnités, soit une moyenne de 86 000 $ par employé.

Pour freiner l'hémorragie, cette année, la Caisse a instauré un programme de primes pour la rétention des employés, selon des termes que ne veut pas divulguer l'organisme.

Les primes au rendement ont, de leur côté, été totalement abolies en 2008 et en 2009.

Entre 2005 et 2006, les primes payées à la dizaine de vice-présidents de la haute direction avaient bondi, passant de 3,3 à 7,1 millions. Elles étaient toujours à 6,4 millions en 2007, pour 12 personnes, une moyenne de plus de 500 000 $ chacune.

En 2007, les 768 employés s'étaient partagé 38 millions de primes. Au total cette année-là, la Caisse avait versé 44 millions de primes au rendement à ses employés.

Avec la collaboration de William Leclerc

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