Les négociations débutent pour 5000 employés de bureau chez Bell

Les négociations viennent de débuter en vue du renouvellement de la convention... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les négociations viennent de débuter en vue du renouvellement de la convention collective pour 5000 employés de bureau de Bell Canada, au Québec et en Ontario.

Et, signe des temps, c'est la sauvegarde des emplois qui restent qui est l'enjeu principal, aux yeux du syndicat Unifor qui les représente.

«Fondamentalement, la priorité numéro un, c'est vraiment de protéger les emplois qui sont en place. Et s'il y a des choses nouvelles qui se développent, et bien qu'il y a des transferts et de la formation pour les employés, mais qu'on maintient les 5000 emplois et que l'employeur cesse de transférer ça partout dans le monde», a lancé le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

Des syndiqués ont d'ailleurs manifesté à Mississauga en Ontario, mardi dernier. Et Unifor, qui est affilié à la FTQ au Québec, envisage une manifestation à Montréal «si les négociations ne se déroulent pas comme on le souhaite».

M. Gagné signale que le nombre d'employés de bureau qu'il représente est passé de 12 000 à 5000, de 2006 à aujourd'hui.

«En ce qui concerne les employés de bureau, c'est souvent en Inde que ça répond, ou partout ailleurs dans le monde, pour remplacer notre monde ici, au Québec ou en Ontario», a soutenu M. Gagné.

«On a eu une entente avec les techniciens pour maintenir un plancher d'emplois et de cesser, pour la durée de la convention, de transférer des emplois ailleurs. Ça fait que ce qui a été donné à pitou, on le veut pour minou. On veut que les employés de bureau soient protégés pour leurs emplois, qu'on cesse de les éliminer ou de les transférer ailleurs», a plaidé le dirigeant syndical.

Les autres points en litige sont l'organisation du travail et les salaires.

Au plan salarial, Unifor espère obtenir des augmentations équivalentes à l'Indice des prix à la consommation. «On veut tenir compte du coût de la vie pour la durée (de la convention). On vient de régler pour les techniciens; j'ose espérer qu'on ne pense pas avoir moins que les techniciens», qui ont obtenu un peu moins que 2 % d'augmentation, a-t-il précisé.

Il n'est pas question de moyens de pression pour l'instant. «On n'en est pas là; la négociation vient de débuter. On verra ça dans quelques semaines comment ça progresse», a indiqué M. Gagné.

Jointe par La Presse canadienne, la direction de Bell a fait peu de commentaires, si ce n'est pour dire: «nous avons hâte de travailler avec le syndicat pour développer une nouvelle convention collective qui répondra aux besoins de nos clients et de l'équipe».

Aux dires d'Unifor, l'entreprise requiert des concessions de la part de ses employés de bureau, à cause d'un environnement compétitif. Mais Bell n'a pas voulu commenter à ce sujet.




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