Radio-Canada: la CSN s'oppose à la vente du siège social montréalais

Vendredi, La Presse révélait que les acheteurs potentiels devaient se... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Vendredi, La Presse révélait que les acheteurs potentiels devaient se manifester avant la mi-mars s'ils désiraient acheter la haute tour et les terrains adjacents, évalués par la ville à 104 millions.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) demande l'intervention du gouvernement fédéral afin qu'il ordonne à la haute direction de la société d'État de mettre de côté son plan de vendre son siège social dans l'est de Montréal.

Le syndicat, qui, outre les journalistes, regroupe aussi les techniciens et employés de bureau au Québec et à Moncton, se dit «étonné» d'apprendre que le siège social a officiellement été mis en vente.

Pour le syndicat, affilié à la Confédération des syndicats nationaux, cette annonce n'a rien de rassurant pour les employés alors que les négociations pour conclure une nouvelle convention collective unifiée commenceront dans quelques semaines.

La présidente du SCRC, Johanne Hémond, dit trouver tout à fait «incompréhensible» de voir la haute direction s'«acharner» à vouloir vendre un patrimoine appartenant à tous les Canadiens alors que le nouveau gouvernement a promis de réinjecter de l'argent frais dans les coffres de RC/CBC lors du prochain budget, dans quelques semaines.

Vendredi, La Presse révélait que les acheteurs potentiels devaient se manifester avant la mi-mars s'ils désiraient acheter la haute tour et les terrains adjacents, évalués par la ville à 104 millions.

Or, la première rencontre de nouveau syndicat unifié avec la haute direction de Radio-Canada est prévue le 15 mars, question de s'entendre sur un échéancier pour les négociations.

Même si le gouvernement libéral semble plus ouvert que l'ex-gouvernement conservateur au rayonnement de Radio-Canada/CBC, Mme Hémond estime qu'il faut demeurer prudent car, dit-elle, la haute direction maintient  sa volonté de poursuivre l'application de son Plan 20/20 prévoyant notamment la fin de la production des émissions dramatiques et de variété à l'interne. À son avis, cela provoque une grande inquiétude pour les artisans de la société.

Toutefois, signe peut-être encourageant, tout en respectant l'indépendance de Radio-Canada, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a plaidé, dans une entrevue au Devoir pour que la haute direction consulte les employés, les syndicats et les acteurs du monde politique montréalais afin de prendre «une bonne décision» dans ce dossier.

Le syndicat rappelle ne pas être contre le virage numérique entrepris par la société, mais il estime qu'il manque cruellement de vision dans le Plan 20/20 du président Hubert T. Lacroix dont le mandat prendra fin dans un an.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer