Départ de Robert Dépatie: le titre de Québecor en léger recul

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La décision de Robert Dépatie de quitter son poste de président et chef de la direction n'a pas semblé ébranler la confiance des actionnaires, mardi, à la Bourse de Toronto.

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T.QBR.B
Richard Dufour

Reçue comme une surprise complète sur Bay Street, l'annonce du départ à la retraite de Robert Dépatie s'est traduite par un repli de 2,3% du titre de Québecor (T.QBR.B) hier à la Bourse de Toronto.

La nouvelle n'a pas provoqué de changements dans les recommandations des experts qui continuent de percevoir l'action de Québecor comme un placement intéressant.

Sur la quinzaine d'analystes qui suivent les activités quotidiennes de Québecor, il n'y en a qu'un qui propose la vente et sa suggestion date de l'hiver. Ils sont encore presque unanimes à recommander l'achat et à trouver que l'action se négocie à escompte par rapport aux comparables.

«Tout impact potentiellement négatif du départ de Robert Dépatie, s'il y en a un, prendra du temps à se matérialiser et est très difficile à quantifier», commente Maher Yaghi, chez Desjardins.

Selon Rob Goff, chez Europac, la situation braque les projecteurs sur le nouveau PDG, Pierre Dion, ainsi que sur Manon Brouillette, qui a été nommée présidente et chef de l'exploitation de Vidéotron au printemps passé et qui travaillait avec Robert Dépatie depuis une dizaine d'années.

«Il est peu probable que l'équipe de gestionnaires en place apporte des changements significatifs à un plan et à des stratégies qui ont été élaborés avec soins.»

Son collègue Jeff Fan, de la Scotia, croit toutefois qu'au fil du temps, Pierre Dion saura laisser son empreinte sur Québecor.

Son collègue Adam Shine, de la Banque Nationale, dit que le départ soudain de Robert Dépatie est malheureux et représente un élément négatif. Il s'empresse cependant de mettre le changement en perspective en soulignant notamment que Pierre Dion est un dirigeant chevronné.

«La probabilité de voir Québecor s'étendre dans le sans-fil à l'extérieur du Québec continue de sembler faible.»

Chez Barclays, Philippe Huang se dit «acheteur» advenant une faiblesse du titre en Bourse et affirme que les actifs de l'entreprise dans le sans-fil sont significativement sous-évalués par le marché.

«Mais compte tenu de la belle performance de Québecor sous la gouverne de Robert Dépatie, je m'attends à ce que son départ-surprise puisse avoir un impact sur le sentiment des investisseurs.»

Tim Casey, de la BMO, souligne également la belle feuille de route de Robert Dépatie au cours de ses 13 années au sein de la haute direction. «Le bénéfice d'exploitation a doublé depuis 10 ans.»

L'analyste Vince Valentini, de la TD, dit ne pas avoir d'inquiétude. «Contrairement à il y a quelques années, alors que l'entreprise menait plusieurs projets d'expansion en même temps, je pense que Québecor s'est maintenant positionnée en «mode récolte «et que son plan de match est simplement d'optimiser les flux de trésorerie (free cash flow) qui proviennent d'activités déjà bien établies.»

À la Caisse de dépôt et placement du Québec, actionnaire de Québecor, on refuse de commenter le départ de Robert Dépatie autrement qu'en soulignant sa contribution et en lui souhaitant le meilleur pour le futur.

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