Techno québécoise: la Caisse et Desjardins sautent dans lvl

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Traditionnellement, lvl pondait des applications sur mesure pour chacun de ses clients. Or, l'entreprise a réalisé que celles-ci reposaient souvent sur une technologie commune. Elle a donc décidé de commercialiser ce qui se trouve sous le capot de ses produits : des logiciels qui permettent de créer des produits dérivés basés sur des émissions de télé. Nom de code: la « plateforme Purple ».

Coup d'accélérateur pour l'entreprise technologique lvl. Après 10 ans d'existence loin des projecteurs, la compagnie québécoise vient de rafler un financement de cinq millions de la Caisse de dépôt, de Capital régional et coopératif Desjardins et du fonds d'investissement français Emerillion Capital pour passer en vitesse supérieure.

« Pour prendre une analogie bien québécoise, c'est le temps pour nous de mettre des bûches dans le foyer, dit Jean-François Gagnon, fondateur et président de lvl. On a une bonne offre de produits dans un marché en pleine croissance, et on lance maintenant un plan de développement très agressif. » 

lvl conçoit des produits qui veulent donner une nouvelle dimension à une expérience de divertissement qui a peu évolué depuis des décennies : le visionnement d'une émission de télévision. 

L'entreprise de 71 employés a notamment conçu une application mobile pour la CBC qui permet de visionner un match de hockey avec un iPad ou un iPhone sur les genoux. Grâce à ce deuxième écran, le téléspectateur peut consulter des statistiques sportives, commenter en direct les décisions de l'arbitre ou même s'amuser à prédire dans quel coin du filet son joueur préféré mettra un but lors des fusillades. 

lvl a aussi conçu un jeu Facebook basé sur la série québécoise 19-2 ainsi que des produits pour enrichir les séries américaines Mad Men et Breaking Bad. Ses clients sont autant des télédiffuseurs et des producteurs de contenu comme Radio-Canada et AMC Networks que des entreprises de télécommunications comme Telus, Bell et Time Warner Cable. 

Traditionnellement, lvl pondait des applications sur mesure pour chacun de ses clients. Or, l'entreprise a réalisé que celles-ci reposaient souvent sur une technologie commune. Elle a donc décidé de commercialiser ce qui se trouve sous le capot de ses produits : des logiciels qui permettent de créer des produits dérivés basés sur des émissions de télé. Nom de code: la « plateforme Purple ». 

« Pour nous, lancer un produit est la meilleure façon de grandir rapidement. Sinon, il fallait engager des gens chaque fois qu'on raflait un nouveau mandat », explique Jean-François Gagnon. 

Le nouvel investissement de cinq millions permettra à lvl de se bâtir une force de vente capable de commercialiser sa plateforme Purple. Et des embauches, il y a en aura. L'entreprise prévoit passer de 71 à 115 employés d'ici un an. Ses locaux du boulevard Saint-Laurent abritent déjà une nouvelle aile flambant neuve qui doublera bientôt la superficie de travail. Ne reste qu'à y défoncer un mur, installer des ordis...et embaucher les développeurs qui prendront place devant. 

Si les ambitions sont mondiales, une attention particulière sera portée au marché américain, le plus important au monde en terme de télévision. 

lvl a toujours financé son développement avec les profits générés par les contrats précédents, et c'est la toute première fois que Jean-François Gagnon ouvre la porte à des actionnaires externes. Il se félicite aujourd'hui de pouvoir compter sur des financiers aux reins solides.

« On ne cherchait pas cinq millions de dollars, dit le grand patron. On cherchait des partenaires financiers qui pouvaient être avec nous pour une longue période. »

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