BCE-Astral: Bell veut garder TSN Radio à Montréal

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George Cope, président et chef de la direction de BCE Inc. et de Bell Canada (à gauche) et Ian Greenberg, président et chef de la direction d'Astral Media (à droite)

(Montréal) Bell fait volte-face et demande au CRTC de faire une exception afin de lui laisser garder la radio sportive anglophone TSN 690 Montreal dans le cadre de l'acquisition d'Astral.

Selon les règles de propriété commune du CRTC, Bell-Astral doit se départir de sa radio sportive, car l'entreprise comptera alors trop de stations de radio anglophones à Montréal avec Virgin, CHOM et CJAD. Dans la première transaction rejetée l'automne dernier par le CRTC, Bell avait proposé de transférer TSN 690 Montreal en radio sportive francophone (RDS Radio), ce qui avait déplu à la communauté anglophone montréalaise. «Nous avons entendu la réaction des gens à Montréal et nous nous sommes dit: pourquoi ne pas essayer de garder la station? Nous voulions la garder la première fois aussi, mais nous ne pensions pas que ça passerait au CRTC», dit Mirko Bibic, chef des affaires réglementaires de Bell.

Si le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ne lui accorde pas d'exception, Bell vendra la station de radio ou se départira de sa licence s'il ne trouve pas d'acheteur.

Après avoir obtenu l'approbation du Bureau de la concurrence, Bell a annoncé lundi son intention de se départir de 12 des 25 chaînes de télé d'Astral. Les derniers détails ont été révélés hier par le CRTC, qui tiendra ses audiences publiques sur la transaction à Montréal dans la semaine du 6 mai. Bell s'attend-elle à des audiences aussi mouvementées que la première fois? «Nous verrons, dit Mirko Bibic. Nous voulons démontrer au CRTC que la transaction apportera des bénéfices tangibles pour les consommateurs et des investissements dans notre écosystème.»

Pour convaincre le CRTC d'approuver la transaction, Bell s'engage à ne pas fermer aucune station locale de CTV (déjà la propriété de Bell) et à maintenir le niveau de programmation locale de ses stations CTV (un engagement que Bell avait déjà pris lors des premières audiences en septembre).

Bell-Astral nommera aussi deux responsables de la programmation canadienne, s'engagera à diffuser 25% d'artistes émergents sur certaines radios, offrira ses nouvelles radiophoniques à rabais ou gratuitement dans les petits marchés qu'il ne dessert pas, créera son «Netflix canadien» (à la différence de Netflix et illico Club à volonté, il faudra être abonné à un distributeur télé), et lancera la chaîne de télé Investigation (Astral avait déjà annoncé son lancement en octobre dernier, sans toutefois préciser de date).

Sa nouvelle proposition d'avantages tangibles - une sorte de «taxe de bienvenue» sur les licences radio (6% de la valeur) et télé (10%), soit 174,6 millions - correspond davantage aux critères traditionnels du CRTC, qui veut notamment que 85% des avantages tangibles à la télé aient directement à l'écran, par exemple au Fonds Harold Greenberg (23,8 millions). Bell financera aussi des festivals de films et des festivals gratuits de musique émergente.

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