Télécoms: «des choses se trament», dit le ministre Paradis

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Photo : Jean-Marie Villeneuve, archives

«Ce qu'on entend dire, c'est que les gens voient d'un bon oeil qu'on ait assoupli les règles. J'en tire comme conclusion que les entreprises (étrangères) regardent pour des occasions d'affaires. On voit qu'il y a des choses qui se trament», dit le ministre Christian Paradis.

Moins d'un an après avoir assoupli les règles de propriété étrangère en téléphonie sans fil, le gouvernement Harper attend toujours ses premiers investissements étrangers. Mais peut-être plus pour très longtemps, selon le ministre fédéral de l'Industrie, Christian Paradis, l'un des 70 000 congressistes qui participent cette semaine au Mobile World Congress à Barcelone.

«Ce qu'on entend dire, c'est que les gens voient d'un bon oeil qu'on ait assoupli les règles. J'en tire comme conclusion que les entreprises (étrangères) regardent pour des occasions d'affaires. On voit qu'il y a des choses qui se trament», dit le ministre Paradis en entrevue à La Presse Affaires.

À Barcelone, le ministre Paradis n'a pas rencontré directement des exploitants étrangers de téléphonie sans fil au sujet de la possibilité de s'implanter au Canada. «Ce n'est pas mon rôle (comme ministre) de faire du démarchage. Nous avons élargi les règles de propriété pour permettre une meilleure concurrence. L'objectif, c'est de dire haut et fort que nous avons un secteur des télécoms fort et que nous les invitons à venir faire affaire chez nous», dit le ministre Paradis, qui a organisé hier un déjeuner avec des dizaines d'entreprises étrangères de télécoms.

Depuis mars 2012, le Canada permet à des entreprises étrangères d'être le propriétaire de contrôle d'un exploitant de téléphonie sans fil détenant au départ moins de 10% des parts de marché. Sinon, la limite d'actionnariat étranger est toujours de 46%. Depuis un an, aucune nouvelle entreprise étrangère n'a investi au Canada. L'entreprise égyptienne Orascom est passée d'actionnaire minoritaire à actionnaire majoritaire de l'exploitant canadien Wind Mobile. De nouvelles alliances pourraient avoir lieu au cours des prochaines enchères de spectre en 2013 et en 2014.

Si la question des exploitants sans fil est d'actualité au Canada, le secteur des télécoms est beaucoup plus vaste. À Barcelone, le ministre Paradis dit avoir «continué le dialogue» avec des multinationales (ex: Ericsson et Cisco) pour les inciter à augmenter leur présence au Canada. «On peut s'attendre à avoir des développements positifs au Canada, mais on ne peut rien confirmer à proprement parler, dit le ministre Paradis. Les entreprises feront leurs propres annonces. Il y a des pourparlers que je dois taire pour des raisons de confidentialité, mais il y a des choses intéressantes qui se trament.»

Plusieurs entreprises canadiennes de télécoms sont représentées parmi les 70 000 congressistes cette semaine à Barcelone. Selon Rogers, le congrès consacre une place importante aux connexions «machine à machine». «Nous allons vers un monde plus connecté et ce changement est très réel cette année, dit Mansell Nelson, vice-président M2M (machine à machine) de Rogers Communications. De plus en plus d'automobiles auront une carte SIM. L'auto sera connectée au téléphone, ce qui permettra notamment de la localiser et d'offrir un système de nouvelles et de divertissement à l'intérieur pour les passagers. Auparavant, on voyait ça sur des modèles de luxe, mais ce sera bientôt possible sur de plus en plus de modèles.»

Le Mobile World Congress se termine demain.

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