Telus Québec prend du galon

Trois nominations de haut niveau et l'inauguration d'un centre de traitement de... (Photo: Ryan Remiorz, PC)

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Photo: Ryan Remiorz, PC

(Montréal) La filiale québécoise du géant vancouvérois Telus (T.T) prend du galon ces jours-ci, avec trois nominations de haut niveau et l'inauguration d'un centre de traitement de données de 60 millions de dollars à Rimouski.

François Côté, qui dirigeait la filiale québécoise du groupe, voit ses responsabilités accrues et devient chef de la direction au Québec en plus de prendre la tête de Telus Entreprises de risque à l'échelle internationale.

François Gratton, arrivé au sein de l'entreprise en 2008, devient le président de Telus Québec, tandis que Paul Lepage est promu patron de Telus Santé et solutions de paiement.

«On croit beaucoup au Québec, on croit beaucoup à un pouvoir de direction décentralisé, et clairement, le Québec en ressort gagnant», a commenté François Côté en entrevue à La Presse Affaires, hier.

Depuis le rachat de QuébecTel en 2000, Telus a embauché à bon rythme et compte aujourd'hui 5500 travailleurs dans la province. Impossible cependant de connaître les parts de marché et les revenus générés au Québec, puisque Telus garde secrètes ces données pour des raisons concurrentielles. La société a enregistré un chiffre d'affaires de 10,8 milliards dans l'ensemble du Canada l'an dernier.

«Si on se fie aux annonces que j'avais faites en mars, soit 850 millions d'investissements, ou au centre de données qu'on va inaugurer la semaine prochaine à Rimouski, on constate qu'on fait énormément d'investissements au Québec, a dit François Côté. C'est un marché qui connaît une bonne croissance, et où on fait de belles percées.»

Moins flamboyant?

En dépit d'investissements massifs au Québec - plus de 12 milliards depuis 2000 -, Telus fait beaucoup moins parler d'elle que Bell et Vidéotron, ses principaux concurrents dans la province. Ceux-ci se sont lancés dans une bataille très publique ces derniers mois alors que Bell tentait d'acheter la firme montréalaise Astral.

François Gratton, nouveau président de Telus Québec, ne s'inquiète pas de cette visibilité moindre. «Je ne pense pas que c'est une question de flamboyance. On se concentre sur nos investissements en infrastructures filaires et mobiles, et on pense qu'à long terme, les clients continueront de venir chez nous parce qu'on aura fait ces investissements-là.»

Le titre de Telus a clôturé en baisse de 10 cents hier à la Bourse de Toronto, à 65$. Il a progressé de 21,8% depuis un an.

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