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Coup de massue pour les actionnaires d'Astral Média
Cette perte de valeur boursière pourrait dépasser le demi-milliard de dollars, une somme énorme qui reflète l'écart entre le prix des actions d'Astral avant l'offre d'achat (cat. A, environ 36 $) et leur prix tout récent qui était proche de l'offre évaluée à 50 $ par action. Mais déjà hier, durant les heures qui ont précédé l'annonce du CRTC, les actions d'Astral Media ont subi leur pire journée depuis deux mois.
Grevées par les craintes entourant un rejet de la transaction par le CRTC, les actions d'Astral Media (cat. A) ont terminé la séance en recul de 3 % à 47 $, leur plus bas prix depuis le début de septembre.
Quelques transactions d'après-marché suggéraient une rapide glissade sous les 46 $ par action d'Astral. Ce relevé est toutefois très incomplet pour une entreprise de capitalisation moyenne comme Astral Media.
Le rejet complet exprimé par le CRTC a surpris plusieurs des analystes qui gardent un oeil attentif sur le secteur des télécommunications et des médias. Pour Ian Grant, analyste pour la firme spécialisée SeaBoard, de Montréal, le CRTC a énoncé sa décision la plus déterminante depuis 20 ans, alors qu'il avait ouvert la concurrence en téléphonie interurbaine.
«C'est un moment décisif pour le CRTC. Il a scruté deux des plus grandes entreprises au Canada et l'une des plus grandes transactions de médias au pays avant de leur dire simplement non!»
Bien peu d'analystes boursiers anticipaient un refus complet de la part du CRTC. Dans une note récapitulative envoyée hier durant la journée, l'analyste Adam Shine, spécialiste des télécoms et médias à la Financière Banque Nationale, avait estimé un tel rejet sans condition comme l'hypothèse la moins plausible. «Ça serait difficile pour le CRTC de justifier [une telle décision] en fonction de la réglementation existante», avait-il suggéré à ses clients-investisseurs.
La suite s'annonce donc très coûteuse à court terme pour les actionnaires d'Astral Media, en particulier pour ses hauts dirigeants comme Ian Greenberg, président et chef de la direction, qui espéraient monnayer leurs importants blocs d'actions.
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