Bell demande à Ottawa d'intervenir

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Choqué par la décision du CRTC, Bell demandera au gouvernement Harper d'intervenir et de lui permettre d'acheter Astral Média.

Dans un communiqué émis en soirée, le conglomérat médiatique affirme que le verdict rendu hier par l'organisme fédéral a été influencé par le lobbyisme exercé par ses concurrents.

Bell affirme notamment que des dirigeants du CRTC ont rencontré en privé des lobbyistes embauchés par ses concurrents à plusieurs reprises quelques jours avant le début des audiences qui ont mené à cette décision.

«Les Canadiens se sont fait dire par le CRTC aujourd'hui qu'ils ne méritent pas plus de choix, plus de concurrence, et plus de financement pour le contenu local», a dit le président de Bell, George Cope.

Au moment de mettre sous presse hier, Astral n'avait pas encore réagi à cette décision.

Le président du CRTC Jean-Pierre Blais a toutefois servi un avertissement à un acheteur éventuel. «Qu'il lise très bien notre décision d'aujourd'hui», a-t-il dit.

Plusieurs opposants à la transaction ont toutefois félicité le CRTC. «C'est une décision où le CRTC se porte à la défense des consommateurs. Le CRTC a vu les risques d'abus de position dominante que nous avons identifiés lors des audiences publiques», a dit Louis Audet, président et chef de la direction de Cogeco qui a mené une campagne publique contre la transaction avec le PDG de Québecor, Pierre Karl Péladeau. Québecor réagira seulement aujourd'hui.

«C'est certainement une bonne nouvelle pour les consommateurs de mettre un frein à un plus grand niveau de concentration», dit Sophye Lambert-Racine, analyste en télécoms à l'Union des consommateurs, un organisme opposé à la transaction.

À Ottawa, l'opposition s'est aussi réjouie de la décision du CRTC. «Cette transaction nous inquiétait car elle aurait diminué la concurrence», a dit le député néo-démocrate Pierre Nantel. Le chef du Bloc québécois Daniel Paillé s'est dit «heureux» de la décision du CRTC, mais rappelle qu'il «reste un danger qu'une autre entreprise acquière Astral et que le Québec perde un siège social».

Cogeco n'a pas voulu spéculer hier sur son intérêt pour Astral. «Je suis sûr que cette compagnie ne restera pas sur le carreau, dit Louis Audet. Il va se manifester d'autres joueurs. Quiconque sera le prochain acheteur, il ne doit pas réduire la concurrence.»

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