Bell et le Cirque du Soleil s'allient

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Selon nos informations, Bell et le Cirque investiront des «dizaines de millions» dans une coentreprise qui créera des contenus de divertissement inspirés de l'univers du Cirque, qui seront ensuite vendus et distribués sous licence un peu partout dans le monde.

(Montréal) Alors que la guerre de relations publiques s'intensifie autour de la prise de contrôle d'Astral par Bell, le conglomérat montréalais annoncera ce matin une nouvelle coentreprise majeure avec le Cirque du Soleil.

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Selon nos informations, Bell et le Cirque investiront des «dizaines de millions» dans cette nouvelle entité. La coentreprise créera des contenus de divertissement inspirés de l'univers du Cirque, qui seront ensuite vendus et distribués sous licence un peu partout dans le monde. Marie-Ève Francoeur, porte-parole de Bell, a refusé de confirmer les sommes exactes injectées dans le projet.

La nouvelle coentreprise sera dotée de son propre conseil d'administration, formé de représentants de Bell Média et du Cirque. Elle aura initialement ses bureaux au siège social du Cirque, dans le nord de Montréal.

«Le Cirque du Soleil travaille déjà depuis deux ou trois ans à diversifier ses activités, notamment dans le monde de l'audiovisuel, a indiqué à La Presse Affaires Jacques Méthé, producteur exécutif au Cirque, hier en début de soirée. On croit que c'est possible, avec notre propriété intellectuelle, avec notre marque, avec l'essence de ce qu'est le Cirque, de créer des déclinaisons dans le monde du cinéma, de la télévision, des jeux et de tout ce qui est nouveaux médias.»

Les discussions entre les deux parties ont été rapides. Le Cirque a amorcé il y a plusieurs mois sa recherche d'un partenaire stratégique, et c'est seulement au début de l'été que les pourparlers avec Bell ont commencé. Jacques Méthé affirme toutefois que l'annonce du rachat d'Astral par Bell pour 3,38 milliards de dollars, en mars dernier, n'a aucun lien avec l'accord conclu avec Bell.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) n'a toujours pas donné son feu vert à la transaction Bell-Astral. L'organisme fédéral tiendra des audiences sur le sujet dans la semaine du 10 septembre, au terme d'une vaste campagne de relations publiques pancanadienne destinée à bloquer l'entente.

Les opposants - dont font partie Quebecor, Telus, Rogers et des organismes de défense des consommateurs - dénoncent la trop forte concentration médiatique qui découlera du mariage Bell-Astral. Si la transaction va de l'avant, Bell détiendra environ 80% des chaînes de télé spécialisées francophones au pays, en plus de 106 stations de radio et d'un important réseau d'affichage.

En plein coeur de la tourmente, Bell s'est engagé il y a deux semaines à faire de nouveaux investissements de 80 millions dans le développement de contenus québécois. Les sommes qui seront investies dans la coentreprise avec le Cirque du Soleil seront déployées «en surplus» de ces 80 millions, a affirmé la porte-parole de Bell.

La nouvelle coentreprise ira de l'avant même si le CRTC devait rejeter la transaction Bell-Astral, soutiennent tant Bell que le Cirque.

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