Astral, la fiancée imparfaite

Ian Greenberg, président et chef de la direction... (Photo fournie par Astral)

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Ian Greenberg, président et chef de la direction d'Astral Média.

Comme une fiancée qui doit faire un aveu gênant à son futur époux avant les noces, Astral Média vu ses revenus chuter de 1% au dernier trimestre. Au petit écran, principale vache à lait d'Astral, les revenus ont baissé de 7%. «Une aberration cyclique qui ne se reproduira pas», dit Ian Greenberg, président et chef de la direction d'Astral Média, qui a accepté une offre d'achat de 3,38 milliards de Bell en mars dernier.

Heureusement, Astral (T.AMC.A) rappelle en même temps pourquoi Bell tenait tant à lui passer la bague au doigt: son plan d'affaires est à l'épreuve des coups les plus durs. Malgré la baisse de ses revenus, l'entreprise mont-réalaise a haussé ses profits pour le 64e trimestre consécutif en resserrant ses dépenses.

Entre mars et mai dernier, Astral a haussé sa marge de profits de 32,8% à 33,6% par rapport à la même période en 2011. Le plus important diffuseur de chaînes de télé spécialisées au pays, qui possède aussi les radios NRJ et Rouge FM, a généré des profits (bénéfices avant impôts, intérêts et amortissement) de 89,2 millions (+2% sur un an) sur des revenus de 265,5 millions (-1% sur un an). En excluant les coûts de la transaction Bell-Astral (chiffrés à 4,6 millions au dernier trimestre), le bénéfice net a été de 56,2 millions (+7%), soit 1,00$ par action.

Au petit écran, la hausse des revenus d'abonnement (+0,5%) n'a pu combler la baisse des revenus publicitaires (-7%). Résultat: une baisse de revenus de 2% pour le secteur de la télé. Astral a notamment perdu 22 000 abonnés à la télé payante (Super Écran, The Movie Network). À la radio, les revenus ont diminué de 1% au dernier trimestre et de 2% depuis neuf mois. Mais Ian Greenberg, qui doit siéger au conseil d'administration de Bell après la clôture de la transaction, n'est pas inquiet. «Nos résultats publicitaires sont meilleurs ou en ligne avec le reste du marché», dit-il.

Astral est parvenue à rester rentable malgré la baisse de ses revenus en réduisant ses dépenses de 3,8 millions par rapport à la même période l'an dernier. Les trois secteurs de l'entreprise ont été mis à contribution. Au petit écran, Astral possède 12 chaînes spécialisées (dont Canal Vie, Canal D, Séries+, VRAK.TV et TÉLÉTOON) et huit chaînes de télé payante (dont Super Écran, The Movie Network, HBO Canada). À la radio, Astral a 84 stations locales, dont celles des réseaux NRJ, Rouge FM et Boom FM. Finalement, Astral gère 9500 panneaux d'affichage publicitaires urbains au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et le Bureau de la concurrence doivent consentir à l'union Bell-Astral. Astral s'attend à une décision du CRTC avant la fin d'octobre.

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