Microsoft achète un fournisseur de réseaux sociaux pour 1,2 milliard

Microsoft entend se renforcer dans le secteur des... (Photo Archives Reuters)

Agrandir

Microsoft entend se renforcer dans le secteur des services inter-entreprises, en particulier face à son compatriote Salesforce.com, qui doit ouvrir trois centres de stockage de données en Europe d'ici 2015.

Photo Archives Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
San Francisco

Le géant américain des logiciels Microsoft a annoncé lundi qu'il allait racheter Yammer, un fournisseur de réseaux sociaux privés pour les entreprises, pour 1,2 milliard de dollars en numéraire.

Lancé en 2008, Yammer compte 5 millions d'utilisateurs professionnels, notamment «des employés de 85% des entreprises qui appartiennent à l'indice Fortune 500», regroupant les 500 plus grosses entreprises américaines, indique un communiqué de Microsoft.

«L'acquisition de Yammer souligne notre engagement à offrir des technologies dont les entreprises ont besoin et que les gens aiment», a commenté Steve Ballmer, directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

«Yammer ajoute des services de réseaux sociaux de premier plan», décrits comme des «services externalisés sur internet de Microsoft», poursuit le communiqué.

Yammer «va continuer à développer son service de manière indépendante», affirme le groupe qui veut, à moyen terme, accélérer «l'adoption de Yammer aux côtés d'offres complémentaires comme Microsoft SharePoint, Office 365, Microsoft Dynamics et Skype».

«Quand nous avons lancé Yammer il y a quatre ans (...) nous avions en tête une manière dont les réseaux sociaux pourraient changer la manière dont nous travaillons», a commenté le directeur général de Yammer, David Sacks.

«Rejoindre Microsoft va donner un coup d'accélérateur à ce projet et nous donner accès à des technologies, une expertise et des ressources dont nous avons besoin», a-t-il ajouté.

L'acquisition est soumise à l'approbation des autorités de la concurrence.

Le cas échéant, avec Yammer, Microsoft pourra intégrer dans son offre de logiciels des propositions de réseaux sociaux privés pour chaque entreprise, sur le mode d'offres similaires de concurrents comme Oracle ou Salesforce.com.

Créé en 2008, Yammer est un fournisseur de réseaux sociaux privés à destination des entreprises au sein duquel les employés peuvent communiquer entre eux. Il revendique quelque 200.000 entreprises, dont le constructeur automobile Ford ou encore le site de vente aux enchères eBay.

L'avantage de Yammer par rapport à ses rivaux est qu'il offre une version de base gratuite, ainsi que des offres améliorées payantes pour plus de contrôle sur la sécurité et l'administration des comptes, ou pour des services prioritaires et un gestionnaire de clients.

Son PDG et cofondateur David Sachs est un ancien dirigeant de la société de services de paiement en ligne PayPal.

À Wall Street, l'action Microsoft a fini en baisse de 2,72% à 29,85 dollars, dans un marché en nette baisse.

L'analyste Trip Chewdhry, de la maison de recherche Global Equity Research, a réagi négativement à cette annonce. «Microsoft arrive trop tard pour participer à la fête des réseaux sociaux», a-t-il estimé.

Microsoft s'est lancé depuis plusieurs mois dans une offensive tous azimuts pour tenter de rattraper son retard dans les réseaux d'une part, mais aussi face à Google ou Apple.

«Nous avons été très occupés», a reconnu Steve Ballmer lors d'une conférence téléphonique lundi, faisant référence aux annonces récentes de son groupe au sujet de la console Xbox, des téléphones multifonctions, des tablettes et du logiciel Windows.

«Mais aujourd'hui, l'accent est mis sur ce que nous faisons dans le domaine des réseaux sociaux», a-t-il ajouté.

C'est la deuxième acquisition marquante en un an de Microsoft, qui souhaite renforcer sa présence dans les start-up internet face à Google et Facebook.

En mai 2011, le géant des logiciels avait racheté pour 8,5 milliards de dollars Skype, le pionnier de la téléphonie sur internet, une opération contestée par l'équipementier de télécoms Cisco.

Partager

La Presse Affaires vous suggère

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer