Transcontinental: une perte malgré des revenus en hausse

Une imprimerie de Transcontinental, à Anjou.... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Photo Robert Skinner, La Presse

Une imprimerie de Transcontinental, à Anjou.

Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Transcontinental (T.TCL) a obtenu des résultats financiers inférieurs aux attentes lors de son deuxième trimestre, au terme duquel il a fait état d'une perte en dépit de revenus en hausse, l'imprimeur et éditeur ayant été contraint d'inscrire à son bilan une dépréciation d'actifs de 180 millions $ liée à son secteur des médias.

L'entreprise a annoncé jeudi avoir enregistré une perte nette attribuable aux actions participantes de 106,2 millions $, ou 1,31 $ par action, au cours de la période de trois mois terminée le 30 avril, comparativement à celle de 32,7 millions $, ou 40 cents par action, du même trimestre de l'exercice précédent.

Les revenus de Transcontinental ont atteint 529,4 millions $ au deuxième trimestre, en hausse par rapport à ceux de 498,7 millions $ réalisés un an plus tôt.

Cette hausse des revenus est principalement attribuable à l'acquisition de Quad/Graphics Canada. Elle résulte également de plusieurs lancements et acquisitions de journaux de quartier au Québec ainsi que de nouveaux contrats, notamment celui de Canadian Tire.

En excluant les éléments inhabituels et les activités abandonnées, le résultat net attribuable aux actions participantes ajusté a diminué de neuf pour cent, étant passé d'un bénéfice de 39,1 millions $, ou 48 cents par action, à un profit de 35,4 millions $, ou 44 cents par action.

«Nos résultats du deuxième trimestre sont conformes à notre stratégie visant à renforcer nos actifs existants et à développer nos nouveaux services en matière de médias et de marketing», a déclaré le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier, par voie de communiqué.

«Nous sommes en train d'intégrer l'acquisition de Quad/Graphics Canada et nous sommes en bonne voie de générer plus de 40 millions $ en synergies, ce qui nous rendra encore plus efficaces», a-t-il ajouté.

Sans effet sur la trésorerie, la dépréciation d'actifs, qui équivaut à 162 millions $ après impôt, incluait 89 millions $ pour les journaux locaux, 71 millions $ pour les magazines et 20 millions $ pour l'édition dans le secteur de l'éducation.

Les analystes consultés par la maison Thomson Reuters avaient dit s'attendre, en moyenne, à un bénéfice ajusté de 47 cents par action sur des revenus de 546,6 millions $.

Le résultat opérationnel ajusté a diminué de sept pour cent, à 55,8 millions $, en raison de l'adoption au Québec d'une loi imposant aux éditeurs des frais de recyclage plus élevés, de la diminution des revenus non récurrents provenant du contrat d'impression pour le Recensement du Canada, l'an dernier, et de la baisse de volume de l'édition de livres pédagogiques.

Premier imprimeur au Canada et quatrième en Amérique du Nord, Transcontinental est aussi l'une des plus importantes entreprises de médias au pays en tant qu'éditeur de magazines destinés aux consommateurs et d'ouvrages pédagogiques en français, et un important éditeur de journaux locaux et régionaux au Québec et dans les provinces de l'Atlantique.

Les actions de Transcontinental ont terminé la séance de jeudi à 9,49 $ à la Bourse de Toronto, en baisse de 41 cents, soit légèrement plus de quatre pour cent par rapport à leur précédent cours de clôture.

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