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Corus au Québec: aucun changement, pour l'instant
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La Presse
Ça ne change rien à court terme, a précisé Paul Arcand, en terminant son aparté sur l'acquisition de Corus Québec par Cogeco. À long terme aussi peut-être, car encore faut-il que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) approuve la transaction! En se portant acquéreur des 11 stations québécoises de Corus Entertainment, Cogeco en détiendrait désormais 16, dont trois FM francophones à Montréal, quatre FM francophones à Québec et trois FM francophones à Sherbrooke. Or, une politique du CRTC (Politique de propriété commune ? radio commerciale) empêche une personne de posséder ou contrôler plus de deux stations commerciales de même langue et de même fréquence dans un marché où on en trouve plus que huit. Cela dit, il est arrivé au CRTC (notamment en 2005 et 2007) de déroger à sa politique de propriété commune.
Cogeco compte-t-elle se départir des surplus? «Il est beaucoup trop tôt pour dire ce qui va arriver, répond Richard Lachance, vice-président, radio, de Cogeco. Dans les 45 prochains jours, on va bâtir un plan stratégique étoffé pour le CRTC qui va ensuite le rendre public. C'est au CRTC de trancher. Cela dit, on est là pour offrir un plan concurrentiel et complémentaire. Nous n'avons pas acheté pour liquider, mais pour exploiter. On veut garder les stations qu'on a achetées.»
John Cassaday, président de Corus Entertainment, mentionnait hier matin que ses stations québécoises n'avaient jamais procuré un rendement satisfaisant aux actionnaires. Cogeco a toutefois mis la main sur une entreprise rentable (revenus de 66 millions de dollars et profits de plus de 2 millions pour 2009). Elle ne compte pas pour l'instant fermer certaines stations, comme ce fut le cas pour Corus avec ses stations Info690 et 940AM en janvier 2010. «On ne peut prévoir ça tout de suite, dit Richard Lachance. Nous avons acheté les stations pour les faire fonctionner. On a parlé aux employés. On leur a dit de ne pas s'inquiéter. Notre objectif est de travailler main dans la main pour bâtir quelque chose de solide. J'ai entre autres beaucoup de respect pour Paul Arcand. L'important, c'est les ressources humaines.»
«Jusqu'à l'automne prochain, rien ne change, confirme Mario Cecchini, vice-président, Corus Québec qui prévoit retenir les 450 employés de l'entreprise, à Montréal, Québec et ailleurs dans la province. Les produits sont complémentaires. Ça m'étonnerait qu'on coupe. C'est rare qu'une entreprise investit pour fermer. Au pire, elle vend à quelqu'un d'autre.»
Le patron de Corus Québec voit l'arrivée de ce nouveau propriétaire d'un bon oeil. «Les gens chez nous sont très fiers par rapport à ce qui a été accompli chez Corus Québec en quatre ans, dit Mario Cecchini. Le virage sportif de CKAC s'est fait envers et contre tous. Et maintenant, plus personne ne questionne sa pertinence. Les cotes d'écoute du 98,5 vont au-delà de nos espérances. Je n'ai jamais eu de relations difficiles avec Corus (Entertainement), mais une entreprise au Québec est mieux placée pour amener nos stations plus loin.»
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