Le Québec connaîtra une baisse de régime en 2018, selon BMO

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Selon les prévisions du Groupe BMO, publiées dans son Livre bleu hier, le taux de chômage redescendra une nouvelle fois à 5,8 %, sous la moyenne canadienne, en 2018.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

L'économie du Québec connaît ses meilleurs jours depuis 15 ans. Le produit intérieur brut progressera de 2,7 % après inflation en 2017, selon le Groupe BMO. Insoutenable, une telle croissance réelle ralentira en 2018 pour glisser tout juste sous les 2 %.

Un tel score représente néanmoins une solide performance, au vu des résultats des dernières années. De 2012 à 2015, la croissance réelle annuelle se situait à 1,3 % seulement.

Selon les prévisions du Groupe BMO, publiées dans son Livre bleu hier, le taux de chômage redescendra une nouvelle fois à 5,8 %, sous la moyenne canadienne, en 2018. Pour ce qui est de la croissance de l'emploi prévue, elle atteindra 1,2 % en 2018, en ligne avec la moyenne nationale, à 1,3 %.

Le Livre bleu reproduit les perspectives des économistes de BMO, de même que les informations recueillies par les Services bancaires aux entreprises de la banque auprès des gens d'affaires.

Du côté des mises en chantier de logements, BMO prévoit que 42 100 unités sortiront de terre au Québec en 2017, en hausse de 9,1 % par rapport à 2016. Ce total glissera à 39 500 unités en 2018, en baisse de plus de 6 % en rythme annuel.

Ce nombre correspond à la création de nouveaux ménages prévue en 2018. Le Québec tire toujours de l'arrière au chapitre de la croissance démographique par rapport à l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique.

POINTS POSITIFS

Sur une note positive, Mario Rigante, premier vice-président, Québec, de BMO Banque de Montréal, note la hausse des dépenses en infrastructure. « On voit des chantiers partout et beaucoup d'entreprises sont prêtes à saisir les occasions maintenant et dans les années à venir », écrit-il. Le banquier observe aussi une belle vigueur de l'activité dans le secteur des technologies de l'information à Montréal.

POINT NÉGATIF

Sur une note plus pessimiste, M. Rigante constate à regret que les entreprises procrastinent quand vient le temps d'investir dans de nouveaux équipements pour améliorer leur productivité. « On a le sentiment que les entrepreneurs ont des idées et des projets, mais qu'ils hésitent à passer à l'action. »




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