Bernanke: la question de la dette à long terme n'est pas réglée

Agence France-Presse
Washington

La question de l'endettement croissant des États-Unis et de la viabilité de la dette de l'État fédéral à long terme n'est en rien réglée, a déclaré mercredi le président de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, à Washington.

«En dépit des progrès accomplis pour réduire le déficit budgétaire à court terme, le processus difficile devant permettre de régler les déséquilibres de long terme ne fait que commencer», a affirmé M. Bernanke à l'occasion d'une audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants.

«Le déficit de l'Etat fédéral et la dette publique rapportée au PIB recommenceront à croître dans la deuxième moitié de cette décennie, pour une grande part sous l'effet du vieillissement de la population et de la hausse rapide des coûts de santé», a rappelé le chef de la Réserve fédérale.

«Afin de favoriser la croissance économique à long terme et d'assurer le maintien de la stabilité économique et financière, les responsables de la politique budgétaire devront ramener le budget de l'État fédéral sur le chemin de la viabilité à long terme, lequel passe d'abord par une stabilisation du ratio de la dette au PIB», a-t-il ajouté.

«Compte tenu du niveau élevé de la dette actuelle», seulement après pourra-t-on espérer «placer ce ratio sur une trajectoire descendante», a encore dit M. Bernanke.

Comme la veille devant la Commission bancaire du Sénat, le président de la Fed, a regretté que les efforts de réduction du déficit aient porté essentiellement sur «des modifications budgétaires à court terme qui, prises dans leur ensemble, pourraient faire souffler un fort vent contraire sur la reprise économique».

Selon lui, l'accord budgétaire du début de l'année (qui entraîne une hausse des impôts pour les plus riches, mais aussi une augmentation généralisée des contributions sociales salariales) et les réductions automatiques dans les dépenses publiques devant entrer en vigueur vendredi devraient amputer la croissance du PIB de 1,5 point cette année.

Conséquence de l'incapacité des républicains et des démocrates à s'entendre sur un plan de réduction du déficit et de la dette à long terme, ces coupes automatiques devraient faire perdre au pays 0,6 point de croissance en 2013, a estimé M. Bernanke.

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