Rebond des ventes de maisons neuves aux États-Unis

Agence France-Presse
Washington

Les ventes de maisons individuelles neuves ont nettement rebondi en 2012, mettant fin à six années de baisse consécutives, selon des chiffres publiés vendredi à Washington par le département du Commerce.

Elles ont progressé de 19,9% par rapport à l'année précédente, du jamais vu depuis 1983, pour atteindre 367 000 transactions, soit leur niveau le plus élevé depuis 2009, précise le ministère.

En 2011, ces «ventes de maisons neuves pour une famille» avaient touché leur niveau le plus bas depuis 1963 au moins, six ans après leur record de 1,3 million de transactions atteint en 2005, au sommet de la bulle immobilière.

Après ceux des mises en chantiers de logements publiés il y a quelques jours, ces chiffres confirment que le retournement du marché immobilier et de la construction, amorcé dans la seconde moitié de 2011 s'est véritablement concrétisé au cours de l'année écoulée.

D'une manière générale, les analystes estiment que le rétablissement devrait se poursuivre en 2013, avec l'amélioration attendue de la situation économique du pays et du marché de l'emploi, les conditions restant très favorables aux acheteurs (taux immobiliers extrêmement faibles, prix très abordables).

Ils préviennent néanmoins que la reprise devrait continuer de se faire avec des à-coups.

Les chiffres de décembre en témoignent puisque les ventes de maisons neuves ont chuté officiellement ce mois-là de 7,3% pour atteindre 369 000 transactions en rythme annuel, alors que les analystes tablaient sur une hausse de l'indicateur à 385.000.

Pour l'ensemble de l'année, le prix de vente moyen dans le pays s'est établi à 288 400 dollars, en hausse de 7,7% par rapport à 2011.

En décembre, le stock des maisons à vendre à la fin du mois (151 000) a augmenté pour le quatrième mois d'affilée de 1,3% par rapport à novembre, mais reste proche de son niveau le plus faible depuis 1973 au moins (143 000) touché en juillet et en août.

Au rythme des ventes en décembre, il faudrait, selon le gouvernement, un peu moins de cinq mois pour en venir à bout, sachant que le délai d'écoulement du stock le plus court jamais recensé a été de trois mois et demi en 1998, et le plus long, d'un peu plus d'un an, en janvier 2009, en pleine crise.

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