Recul surprise du chômage au Canada

Le système sur les entrées et les sorties,... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

Agrandir

Le système sur les entrées et les sorties, dont l'implantation doit être complétée le 30 juin, est une composante cruciale du Plan d'action par-delà la frontière élaboré avec les États-Unis.

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Craig Wong
La Presse Canadienne
Ottawa

L'économie canadienne a créé 40 000 emplois en décembre - tous des postes à temps plein - et ramené le taux de chômage à 7,1 pour cent, son niveau le plus bas en quatre ans, a fait savoir Statistique Canada, vendredi.

L'Ontario a représenté quelque 75 pour cent des emplois ajoutés au pays le mois dernier, et presque toutes les autres provinces ont enregistré des gains ou n'ont à tout le moins subi aucun recul. La seule exception a été la Nouvelle-Écosse, qui a perdu 5000 emplois.

Au Québec, l'emploi a peu bougé en décembre, et le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage pour passer à 7,3 pour cent, moins de personnes ayant cherché du travail. L'emploi dans cette province a augmenté de 3,5 pour cent par rapport à 12 mois plus tôt.

«Nous avons constaté de plutôt bonnes données lors de quatre des cinq derniers mois, alors il semble qu'un peu de vigueur ait filtré à la fin de 2012», a affirmé Doug Porter, économiste en chef délégué de la Banque de Montréal.

M. Porter a néanmoins fait remarquer que les statistiques sur l'emploi d'un mois à l'autre pouvaient être trompeuses.

«Vous pouvez vous retrouver avec des mouvements assez dramatiques qui finissent par ne pas dire grand-chose, mais j'accorde une grande attention au taux de chômage et je crois qu'il s'agit du chiffre le plus fiable du rapport sur l'emploi, et il a montré quelques progrès réels à la fin de 2012», a-t-il dit.

Le taux de chômage canadien a chuté d'un dixième de point de pourcentage en décembre par rapport à novembre, à 7,1 pour cent, a indiqué Statistique Canada, précisant qu'il s'agissait de son niveau le moins élevé depuis décembre 2008.

Ce résultat est supérieur aux projections des analystes, qui prévoyaient un gain de seulement 5000 emplois à l'échelle nationale et un taux de chômage de 7,3 pour cent.

La forte croissance de l'emploi contraste largement avec les autres récentes données économiques.

Statistique Canada a fait état le mois dernier d'une croissance économique de seulement 0,1 pour cent en octobre, à la suite d'un mois de septembre sans changement et d'un recul de 0,1 pour cent en août.

Lors d'une conférence de presse dans une usine de Ford à Oakville, en Ontario, le premier ministre fédéral Stephen Harper a fait remarquer que les données sur l'emploi étaient plus solides que prévu, mais il a prévenu que l'économie n'était pas encore sortie du bois, des problèmes demeurant à être réglés en Europe et aux États-Unis.

«Je dirai toujours aux gens de ne pas tirer trop de conclusions d'une seule donnée mensuelle, même s'il s'agit d'une très bonne donnée ce mois-ci», a déclaré M. Harper.

Statistique Canada a indiqué que 41 200 nouveaux emplois à temps plein avaient été ajoutés au pays en décembre. Le travail à temps partiel a connu un déclin de 1400 emplois.

Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi a progressé de 1,8 pour cent, ou 312 000 postes, la hausse étant entièrement attribuable au travail à temps plein.

Au Québec, une faible progression de 5800 emplois a été observée le mois dernier. L'emploi à temps plein s'est accru de 12 000 postes, alors que celui à temps partiel a reculé de 6100.

Les hommes ont profité du gain d'emplois, contrairement aux femmes qui ont perdu du terrain, selon l'analyse des données sur l'emploi diffusée par l'Institut de la statistique du Québec, à partir des résultats rendus publics par Statistique Canada. La croissance de l'emploi s'observe seulement chez les personnes de 25 ans et plus, alors qu'un repli est noté chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Dans les provinces

Voici le portrait dans les provinces (le taux au mois précédent est entre parenthèses):

- Terre-Neuve 11,5% (12,5%)

- Île-du-Prince-Édouard 11% (11,4%)

- Nouvelle-Écosse 9,3% (8,8%)

- Nouveau-Brunswick 10,8% (11,2%)

- Québec 7,3% (7,6%)

- Ontario 7,9% (7,9%)

- Manitoba 5,2% (5,3%)

- Saskatchewan 4,6% (4,5%)

- Alberta 4,5% (4,2%)

- Colombie-Britannique 6,5% (6,8%)

Dans les villes

Statistique Canada dévoile aussi des données désaisonnalisées pour les principales villes, mais prévient que les données peuvent grandement fluctuer puisqu'elles sont basées sur de petits échantillons (le mois précédent est entre parenthèses):

- Saint-Jean, Terre-Neuve 7% (6,9%)

- Halifax 6,3% (5,7%)

- Moncton, 6,5% (7,1%)

- Saint-Jean, N.-B. 9,9% (9,3%)

- Saguenay 9,8% (8,3%)

- Québec 4,9% (5,1%)

- Sherbrooke 6,9% (7,5%)

- Trois-Rivières 8% (7,9%)

- Montréal 8% (8,3%)

- Gatineau 6,5% (6,3%)

- Ottawa 6,7% (6,8%)

- Toronto 8,3% (8,4%)

- Hamilton 5,9% (6,1%)

- Winnipeg 5,6% (5,3%)

- Regina 4,3% (4%)

- Saskatoon 5,5% (5,5%)

- Calgary 4,6% (4,7%)

- Edmonton 4,3% (4,1%)

- Vancouver 6,9% (7,2%)

- Victoria 5,4% (5,4%)

Partager

La Presse Affaires vous suggère

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer