Le Québec à la traîne

L'économie québécoise souffre à la fois de l'épuisement... (Photo fournie par Xstrata Nickel)

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Photo fournie par Xstrata Nickel

L'économie québécoise souffre à la fois de l'épuisement du consommateur et des mesures d'austérité adoptées tant par Ottawa que par Québec, mais elle sera en partie dynamisée par d'importants investissements liés au secteur minier.

Rudy Le Cours
La Presse

Cette année encore, l'économie du Québec sera parmi les plus faibles de toutes les provinces canadiennes, selon le Conference Board qui prévoit une légère amélioration de la croissance en 2013.

L'expansion, au mieux nulle au premier trimestre (on le saura lundi), sera contenue à 1,4% en 2012. C'est plus faible que le gain de 1,7% de l'an dernier. La croissance devrait toutefois s'accélérer quelque peu pour atteindre le rythme annuel moyen de 1,9% entre 2013 et 2016. Ce sera encore beaucoup moins que les 2,5% en moyenne d'un océan à l'autre. Le Board attribue la force relative de la croissance canadienne au dynamisme des provinces de l'Ouest, dont l'économie repose beaucoup sur les hydrocarbures et les matières premières en général. Cette prédiction est contenue dans la Note de conjoncture métropolitaine de l'automne 2012.

L'économie québécoise souffre à la fois de l'épuisement du consommateur et des mesures d'austérité adoptées tant par Ottawa que par Québec, mais elle sera en partie dynamisée par d'importants investissements liés au secteur minier.

Cette faible croissance ne permettra pas d'absorber les nouveaux arrivés sur le marché du travail. Le Board croit que le taux de chômage, qui était de 7,6% en août, devrait atteindre 8,0% en moyenne en 2013 avant de redescendre progressivement.

Le secteur manufacturier de Montréal se prépare à enregistrer une croissance de 2,6% en 2012, sa meilleure performance depuis 2000. Toutefois, la léthargie observée dans l'industrie de la construction et le ralentissement de la croissance dans le secteur des services limiteront l'expansion globale à 1,2% en 2012. Seul Ottawa-Gatineau fera pire.

Le Board prévoit que la construction retrouvera du tonus à partir de 2015 avec la construction de l'ouvrage appelé à remplacer le pont Champlain.

À Québec, le produit intérieur brut (PIB) croîtra de 2% cette année. Les progrès continus de l'emploi et un taux de chômage relativement bas continuent d'attirer de nouveaux arrivants, ce qui alimente la croissance démographique et la demande de logements, affirme l'organisme. Le récent démarrage des travaux de construction d'un nouvel amphithéâtre capable d'accueillir une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) stimulera la production du secteur de la construction en 2013.

Ottawa-Gatineau devrait connaître une croissance du PIB réel de 1% en 2012. Les restrictions budgétaires continues imposées par le gouvernement fédéral freineront la croissance non seulement cette année, mais aussi pour les années à venir.

D'ici à ce que ce dernier mette fin à ses mesures d'austérité, la part de l'administration publique dans l'économie de la région aura glissé de 26% en 2011 à 24% en 2016.

Le Conference Board prévoit sans surprise qu'Edmonton et Calgary afficheront la plus rapide progression parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR) au Canada - pas seulement en 2012, mais pour les quatre années à venir également.

Le Board s'attend à ce que l'Alberta continue de profiter d'investissements dynamiques dans le secteur de l'énergie pendant les quatre prochaines années. D'autres villes de l'Ouest, notamment Saskatoon, Regina et Vancouver, devraient aussi connaître une croissance solide dans les années à venir.

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