Les bas salaires au Mexique décriés dans les discussions sur l'ALENA

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Des travailleurs dans une usine de confection de gants de boxe, à Mexico.

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Associated Press

Les bas salaires au Mexique ont pris de plus en plus de place dans les négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), dont la deuxième ronde doit se conclure mardi au Mexique.

Les États-Unis ont déjà dit vouloir resserrer les règles du travail dans l'entente conclue il y a 23 ans. Mais le Mexique a attiré des usines et des investissements en misant sur de bas salaires et de faibles dispositions syndicales, et le secteur des affaires au Mexique semble réfractaire à toute tentative pour resserrer les normes du travail ou pour s'assurer d'une augmentation des salaires.

Des syndicats canadiens et mexicains du secteur automobile ont affirmé dans un rapport que les travailleurs mexicains ont un salaire d'environ 3 $ l'heure dans les usines de pièces automobiles, et de 6 $ l'heure dans les usines d'assemblage.

Le président national du syndicat Unifor, Jerry Dias, a affirmé en fin de semaine que les salaires dans les trois pays de l'ALENA devraient être équivalents. Mais un haut responsable syndical au Mexique, Carlos Aceves del Olmo, a soutenu qu'uniformiser les salaires représente un rêve illusoire, affirmant que les salaires au Mexique ne peuvent pas être comparés à ceux au Canada et aux États-Unis.

Gerardo Gutierrez Candiani, à la tête des zones économiques spéciales du Mexique et ancien dirigeant de la chambre de commerce du pays, a affirmé vendredi que le Mexique ne peut pas être appelé à aller au-delà de ses présentes lois sur le travail et de sa Constitution. Les textes incluent des références vagues à la liberté des travailleurs de se syndiquer, mais dans la pratique, des syndicats progouvernementaux signent souvent des contrats à l'insu des travailleurs.

Dimanche, le président du conseil mexicain de l'agriculture (CNA), Bosco de la Vega, a affirmé à des médias locaux que les États-Unis ne devraient pas se mêler des affaires du Mexique.

«Laissez chaque pays s'occuper de ses enjeux du travail, c'est ce que le Mexique propose. Le Mexique ne peut pas s'ingérer dans les enjeux de main-d'oeuvre du Canada et des États-Unis, et nous demandons en retour qu'ils ne se mêlent pas de cette question», a-t-il fait valoir.




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