ALENA: le Mexique quittera la table si Trump menace d'un retrait

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Le président américain a laissé entendre qu'il pourrait commencer le processus de retrait pas nécessairement pour mettre fin à l'ALENA, mais pour renforcer ses leviers de négociation.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Washington

Si Donald Trump tente la stratégie de négociation du fusil sur la tempe sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), comment les voisins des États-Unis devraient-ils répondre: rester assis à la table, ou quitter les négociations?

Le président américain est de plus en plus explicite quant à la possibilité de déclencher le processus formel de retrait de l'ALENA pour effrayer les autres pays - le Canada et le Mexique - afin qu'ils fassent des concessions durant les négociations.

M. Trump a tenu certains de ses propos les plus clairs sur cette question, mercredi.

Le président a laissé entendre qu'il pourrait commencer le processus de retrait pas nécessairement pour mettre fin à l'ALENA, mais pour renforcer ses leviers de négociation.

«Nous travaillons actuellement sur l'ALENA, l'horrible, le terrible ALENA», a déclaré M. Trump à la foule au Missouri.

«Nous devons changer cette entente. Et, espérons-le, nous pouvons la renégocier, mais si c'est impossible, nous allons l'éliminer et nous allons tout recommencer avec une véritable entente», a-t-il ajouté.

Ces propos sur l'élimination et la reprise à zéro sont une référence apparente à l'article 2205. Selon cette clause de l'ALENA, un pays peut signaler son intention de se retirer, après une période minimale d'attente de six mois.

Une telle action ne signifierait pas nécessairement la fin de l'ALENA. Au terme de la période de six mois, le président pourrait encore décider de demeurer partie de l'entente. En plus, même s'il devait décider de se retirer, des batailles judiciaires suivraient probablement par lesquelles des législateurs et des acteurs de l'industrie argueraient que l'accord demeure intact tant que le Congrès n'a pas adopté une loi en décidant autrement.

Tout de même, un avis de retrait présenterait un dilemme pour les autres pays - sur le fait de demeurer ou non à la table.

Le Mexique a indiqué qu'il quitterait la table. Le Canada n'a pas été aussi explicite.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray, s'est fait demander s'il poursuivrait les négociations sous la menace d'un retrait en vertu de l'article 2205.

«Non. Nous ne croyons pas qu'il s'agirait d'une voie viable», a-t-il affirmé, en étant cité dans plusieurs articles en espagnol.

Le gouvernement du Canada a dit s'attarder aux négociations et avoir hâte à la prochaine ronde qui s'amorce vendredi à Mexico.




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