La Grèce reste en récession

Les trois plans d'aide consécutifs accordés à la... (REUTERS)

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Les trois plans d'aide consécutifs accordés à la Grèce depuis 2010 par l'UE et le FMI, en échange de réformes, n'ont toujours pas remis le pays sur les rails de la croissance. 2016 s'annonçait un peu meilleure, mais elle a fini sur une croissance zéro.

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Agence France-Presse

La Grèce a entamé 2017 sur un recul de son PIB, après déjà une année 2016 sans croissance, a annoncé lundi l'Autorité des Statistiques Elstat, à quelques jours du vote d'un nouveau train de mesures d'austérité par le Parlement.

Le PIB a reculé de 0,1% au premier trimestre par rapport au quatrième de 2016 et de 0,5% par rapport au premier trimestre 2016, selon Elstat.

Les trois plans d'aide consécutifs accordés à la Grèce depuis 2010 par l'UE et le FMI, en échange de réformes, n'ont toujours pas remis le pays sur les rails de la croissance. 2016 s'annonçait un peu meilleure, mais elle a fini sur une croissance zéro.

Une croissance cette fois assez nette est censée revenir cette année, mais la Commission européenne a d'ores et déjà révisé à la baisse sa prévision, de 2,7% à 2,1%.

Et le gouvernement grec est encore moins optimiste, prévoyant désormais 1,8% dans son budget de moyen terme 2017-2021, qui doit être approuvé par le Parlement d'ici vendredi.

Jeudi l'assemblée se prépare pourtant à voter une nouvelle série de mesures d'austérité afin que la Grèce puisse bénéficier d'une nouvelle tranche de prêts internationaux qui lui permettront surtout de rembourser ses prêts précédents.

Ces mesures à appliquer en 2019 et 2020 (soit deux ans de plus que le plan en vigueur qui s'achève en 2018) prévoient de nouvelles hausses d'impôts et des baisses des retraites d'un montant total de 4,5 milliards d'euros, selon l'Agence de presse grecque (Ana).

Ces nouvelles concessions sont cependant censées faciliter l'ouverture d'une discussion avec les créanciers du pays sur l'allègement de l'énorme dette publique.

En prélude à ce vote, les syndicats du privé et du public (GSEE et Adedy) ont appelé à une grève générale de 24 heures mercredi pour protester contre ce nouveau tour de vis.




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