Merkel et le président chinois veulent «promouvoir le libre échange»

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La chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping.

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Agence France-Presse

La chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping sont convenus jeudi par téléphone de «promouvoir le libre-échange», sur fond de tensions liées au discours protectionniste de Donald Trump, selon un communiqué de la chancellerie.

Les deux dirigeants entendent «poursuivre dans la confiance le travail commun, en particulier dans le cadre de la présidence allemande du G20», précise le porte-parole de Mme Merkel, à la veille de la première rencontre de la chancelière avec M. Trump et de l'ouverture d'une réunion des ministres des Finances du forum du G20.

Cet échange succinct prend pour exemple la possible contribution de l'industrie automobile allemande au «développement de l'électro-mobilité en Chine», alors que les interrogations persistent sur l'impact réel de l'élection de M. Trump sur les échanges internationaux, au-delà de ses discours de campagne.

Selon le quotidien économique allemand Handelsblatt de jeudi, les pays du G20-Finances, qui se tient vendredi et samedi à Baden Baden (ouest), diffèrent précisément sur la question de savoir s'il faut mentionner le «libre échange» dans le communiqué final.

Plusieurs pays, dont la France, le Brésil ou Singapour, entendent réaffirmer ce principe, alors que les États-Unis s'y opposent, affirme le journal. L'Allemagne aurait tenté de trouver un compromis en proposant une «liste de principes», sans faire l'unanimité sur leur formulation.

Bien que ses sorties sur l'économie mondiale n'aient pas encore été suivies d'actes, Donald Trump prône «L'Amérique d'abord» avec de forts accents protectionnistes, quand Mme Merkel est une libre-échangiste convaincue, reflet de la puissance allemande à l'export.

La réunion des grands argentiers du G20 doit être l'occasion ce jeudi d'une première rencontre entre le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble et son homologue américain Steven Mnuchin, qui ne devrait pas manquer d'aborder la question de l'important excédent commercial de l'Allemagne.

Lors d'une conférence économique à Francfort jeudi, M. Schäuble s'est inquiété d'une montée du protectionnisme dans le monde, qu'il a appelé à contrer en corrigeant les déséquilibres de la mondialisation.

«Si nous avons appris quelque chose des leçons du passé, c'est que le nationalisme et le protectionnisme ne sont jamais la bonne réponse. L'isolationnisme est toujours le mauvais choix. Cela peut-être tentant à court terme, mais sur le long terme cela n'aboutit qu'à miner la confiance» au sein des sociétés, a-t-il déclaré.

Pointant les déséquilibres provoqués par la mondialisation, et notamment l'écart grandissant entre riches et pauvres sur la planète, M. Schäuble a prévenu: «Si nous ne faisons rien pour changer cela, nous devons nous attendre à une montée des partis populistes et démagogues» et à «une plus grande instabilité à l'échelle mondiale».

Fin janvier, un conseiller de Donald Trump, Peter Navarro, avait accusé l'Allemagne, première économie européenne «d'exploiter» d'autres pays de l'Union européenne et les États-Unis avec un euro «grossièrement sous-évalué», rendant ses produits artificiellement plus compétitifs.




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