Haïti: à la recherche des touristes perdus

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Hugo Fontaine, envoyé spécial
La Presse

(Caracol, Haïti) Dans les années 60, la «perle des Antilles» était un lieu prisé des vacanciers, et spécialement des Québécois. C'est tout le contraire aujourd'hui, mais le tourisme pourrait être l'un des ingrédients de la relance d'Haïti.

«Il y a 40 ans, Haïti était LA destination des Caraïbes», rappelle Samuel Pierre, professeur à Polytechnique et président du Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle (GRAHN). Selon M. Pierre, il y a moyen de ramener les touristes en Haïti non pas en misant sur le tourisme de masse, déjà bien établi dans le pays voisin, mais plutôt sur l'écotourisme ou le tourisme culturel. «Il y a un partenariat possible avec la République dominicaine pour combiner les types de tourisme», note-t-il.

Haïti n'aura pas de cadeau de ses voisins s'il veut reprendre sa place sur l'échiquier touristique. «C'est aux Haïtiens à prendre les moyens pour remettre le tourisme en force, soutient Michel Julien, responsable du comité développement économique du GRAHN. Avec le tourisme, Haïti pourrait très bien s'organiser. Si on avait les capitaux récoltés par la République dominicaine dans le tourisme chaque année, mon dieu, ça irait bien en Haïti!»

Selon M. Julien, le tourisme peut créer des emplois dans toutes les régions. «C'est un secteur qu'on n'aurait pas dû laisser dépérir.»

Il lance un appel aux gens d'ici. «Les Québécois qui vont en Virginie et en Floride gagneraient à aller en Haïti. On parle français, on en a plus pour son dollar, et le paysage est différent.»

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