Taxe immobilière sur les acheteurs étrangers: un «effet cosmétique»

Vancouver a adopté une taxe à l'été 2016... (PHOTO DANIEL ACKER, ARCHIVES BLOOMBERG)

Agrandir

Vancouver a adopté une taxe à l'été 2016 et Toronto a emboîté le pas en avril de cette année. Le but de la taxe était de calmer le marché et ralentir les hausses de prix.

PHOTO DANIEL ACKER, ARCHIVES BLOOMBERG

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Le patron du principal organisme fédéral en matière d'habitation n'y est pas allé par quatre chemins pour dire ce qu'il pensait de l'effet à long terme d'une taxe de 15 % sur l'achat de logement par les étrangers qui a été imposée tant à Vancouver qu'à Toronto.

Le parti Projet Montréal de la nouvelle mairesse Valérie Plante a pris position en faveur de l'instauration d'une mesure semblable à Montréal.

Or, la taxe a seulement eu un effet temporaire que ce soit à Vancouver ou à Toronto, soutient Evan Siddall, président de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Il était l'orateur invité à l'événement Marché de l'habitation mardi matin au Palais des congrès de Montréal.

La SCHL observe que depuis peu l'activité a repris de la vigueur dans ces deux marchés et les prix, leur ascension.

«L'effet de la taxe n'a été que cosmétique et psychologique», affirme-t-il aujourd'hui.

Vancouver a adopté une taxe à l'été 2016 et Toronto a emboîté le pas en avril de cette année. Le but de la taxe était de calmer le marché et ralentir les hausses de prix.

M. Siddall a ajouté que l'effet temporaire d'une taxe sur les étrangers avait été observé précédemment à Hong Kong et à Sidney, en Australie.  

«La présence des acheteurs étrangers est un des facteurs, mais ce n'est pas le seul facteur, contribuant à la hausse des prix de l'immobilier. C'est même loin d'être le facteur le plus important», a-t-il expliqué dans une conférence de presse, suivant son allocution.  

Dans les trois plus grandes villes du pays, les étrangers détiennent 5 % ou moins du marché, d'après la SCHL. Dans les transactions survenues en 2017, les étrangers ont une part de marché de 10 % et moins.




publicité

publicité

publicité

publicité

la liste:3762:liste;la boite:318296:box

À lire sur La Presse Affaires

Précédent |

publicité

image title
Fermer