Moody's signale un risque de correction pour le marché immobilier canadien

Le secteur de l'habitation du Canada est identifié... (Photo Bernard Brault, Archives La Presse)

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Le secteur de l'habitation du Canada est identifié par certains observateurs comme un risque pour l'économie du pays, les prix des maisons ayant grimpé notamment à cause de la faiblesse des taux d'intérêt.

Photo Bernard Brault, Archives La Presse

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La Presse Canadienne
TORONTO

La firme de notation Moody's Investors Service a publié un rapport dans lequel elle place le Canada au sein d'un groupe de quatre pays jouissant d'une note AAA dont les marchés immobiliers présentent un risque de correction.

Outre le marché canadien, ceux de la Nouvelle-Zélande, de la Suède et de l'Australie affichent d'importantes hausses de prix des habitations alors que leurs ménages connaissent des niveaux d'endettement parmi les plus élevés des économies avancées ces trois dernières années.

L'activité de construction résidentielle représente 7,6 % du produit intérieur brut (PIB) canadien et 7,5 % du marché néo-zélandais, a souligné Moody's.

«Au Canada et en Nouvelle-Zélande, un repli du marché immobilier aurait des débordements assez importants pour l'économie dans son ensemble, par l'entremise de la chaîne d'approvisionnement et des impacts pour l'emploi et la consommation», a noté l'agence dans son rapport, daté de lundi.

Cependant, Moody's a précisé qu'à moins que des reculs des prix des maisons ne soient accompagnés d'autres chocs négatifs de longue durée, ils ne mineraient pas de façon fondamentale les «profils de crédit» des pays.

L'agence de notation a souligné que les quatre pays avaient de solides systèmes bancaires, avec de hauts niveaux de capitalisation, des modèles d'affaires conservateurs et de bonnes liquidités.

«Les systèmes bancaires de ces quatre pays sont parmi les plus vigoureux de ceux que nous évaluons», a noté Moody's.

Depuis déjà quelque temps, le secteur de l'habitation du Canada est identifié par certains observateurs comme un risque pour l'économie du pays.

La faiblesse des taux d'intérêt a réduit les coûts de l'emprunt pour les Canadiens, mais certains se sont inquiétés de ce qui pourrait se produire si les taux grimpaient ou si un choc économique entraînait une importante vague de pertes d'emplois.

La semaine dernière, le chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay, a fait part de ses inquiétudes par rapport aux répercussions que pourraient avoir les prix élevés des maisons de Toronto et Vancouver sur la croissance économique du pays. Il a demandé aux trois paliers de gouvernement de collaborer en vue d'une intervention dans ce dossier.




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