Immobilier: risques «modérés» de surévaluation à Montréal

La SCHL décèle des signes modérés de surévaluation... (Fournie par la SCHL)

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La SCHL décèle des signes modérés de surévaluation à Montréal, ce qui indique que les prix demeurent plus élevés que prévu selon les facteurs économiques et démographiques fondamentaux.

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Alors que les inquiétudes s'amplifient depuis plusieurs mois quant à une surchauffe immobilière à Vancouver et Toronto, la SCHL estime que le marché de Montréal présente seulement des signes « modérés » de conditions problématiques.

Dans un rapport publié mercredi midi, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) dresse le portrait de la situation dans les plus grandes villes du pays. Montréal y obtient un score mitigé.

« Notre cadre décèle des signes modérés de surévaluation (à Montréal), ce qui indique que les prix demeurent plus élevés que prévu selon les facteurs économiques et démographiques fondamentaux », indique le rapport.

« Ces facteurs fondamentaux reflètent un récent ralentissement de la croissance du revenu par habitant et une inversion de la croissance démographique chez ceux qui sont susceptibles d'accéder à la propriété », ajoute la SCHL.

Le nombre de condos neufs invendus demeure aussi élevé dans la métropole, malgré une baisse récente, poursuit la SCHL. Les promoteurs immobiliers devraient en conséquence faire preuve d'une prudence accrue avant de lancer leurs projets.

Ailleurs au pays

Si la situation de Montréal ne suscite pas de trop grandes craintes, la SCHL estime qu'elle est plus problématique à Québec. L'organisme fédéral y voit des « signes élevés » d'une surévaluation des prix.

À Vancouver, où le gouvernement imposera dès la semaine prochaine une taxe spéciale de 15% aux investisseurs étrangers, les conditions problématiques ont désormais atteint un niveau « élevé », selon l'évaluation de la SCHL.

Rappelons que les prix moyens ont augmenté de 32% depuis un an et frôlent maintenant le million de dollars à Vancouver.

Les risquent demeurent aussi « élevés » à Toronto, souligne la SCHL. Le gouvernement ontarien envisage lui aussi des mesures en vue de contenir la frénésie immobilière.

« Pour l'ensemble du Canada, nous détectons des signes élevés de surévaluation, a fait valoir Bob Dugan, chef économiste à la SCHL. Par conséquent, notre évaluation globale est passée de faible à modérée depuis le rapport précédent. »




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