Ivanhoé Cambridge multiplie les investissements

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Ivanhoé Cambridge a acheté Le Rockhill en juillet... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse)

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Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse

Ivanhoé Cambridge a acheté Le Rockhill en juillet 2011 pour 160 millions. Hier, le propriétaire annonçait sa revitalisation au coût de 20 millions et des poussières.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

On dirait que chaque semaine amène une nouvelle annonce de la part d'Ivanhoé Cambridge, le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec. La semaine dernière, c'était Seattle; hier, c'était au tour du complexe résidentiel Le Rockhill, à Montréal.

Signe que l'immobilier a la cote, la Caisse a débloqué une enveloppe additionnelle de 5 milliards de dollars pour que sa filiale réalise de nouveaux investissements.

Le budget investissement et acquisitions est ainsi passé de 7 à 12 milliards dans le cadre du plan stratégique 2012-2016 d'Ivanhoé Cambridge, a précisé hier Michèle Meier, vice-présidente, affaires publiques et communications, d'Ivanhoé, en marge d'une annonce concernant le complexe résidentiel Le Rockhill.

Une enveloppe additionnelle de 5 milliards, ça peut paraître énorme, mais dans le marché d'aujourd'hui, c'est vite dépensé.

Hier, le Wall Street Journal rapportait qu'Ivanhoé Cambridge allait acquérir, de concert avec un partenaire, 49% du 1211, Sixth Avenue à Manhattan, un immeuble qui loge le Wall Street Journal justement. La transaction donnerait une valeur de 1,75 milliard US au gratte-ciel. Mme Meier n'a pas voulu confirmer la nouvelle hier.

Un milliard et plus par immeuble, ce sont des prix qu'on voit fréquemment à Manhattan. Le General Motors Building, qui domine Central Park, a récemment fait l'objet d'une transaction qui lui attribue une valeur de 3,4 milliards US.

À Montréal, les prix n'ont évidemment pas la même envergure. Ivanhoé a acheté Le Rockhill en juillet 2011 pour 160 millions. Hier, le propriétaire annonçait sa revitalisation au coût de 20 millions et des poussières.

Les travaux confiés à l'entrepreneur général QMD consisteront à verdir la propriété et à ouvrir le complexe au quartier. Les espaces communs seront remis au goût du jour - tout en faisant un clin d'oeil aux années 70 - dans le choix des matériaux notamment, a expliqué Jean Pelland, architecte associé chez Sid Lee Architecture, qui collabore au projet.

Des principes qui plaisent à Héritage Montréal et aux Amis de la Montagne. «Je trouve ça intéressant que Le Rockhill, qui s'est imposé sur la montagne il y a 45 ans, cherche aujourd'hui à mieux s'y intégrer», a dit Sylvie Guilbault. La directrice générale des Amis de la Montagne assistait à la conférence de presse qui s'est tenue dans le lobby de l'édifice B de l'ensemble de 6 tours qui loge 2000 personnes.

Les travaux commenceront cet été avec le remplacement des garde-corps des balcons. Les 1200 rampes de bois seront remplacées par des parois translucides chapeautées d'une ligne horizontale de couleur, dans le but de conserver le coup d'oeil d'origine.

La semaine dernière, Ivanhoé Cambridge, un des 10 plus importants investisseurs immobiliers de la planète, annonçait l'achat du Wells Fargo Center à Seattle, un gratte-ciel de 47 étages, pour la somme de 390 millions US, incluant la dette.

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Un oeil sur Québec

Ivanhoé Cambridge, qui souhaite détenir jusqu'à 10% de son avoir dans des tours résidentielles, est à regarder les plus belles propriétés de la Vieille Capitale. «Québec pourrait bien devenir notre 11e destination», a dit Sylvain Fortier, vice-président directeur, résidentiel et hôtels, chez Ivanhoé Cambridge, dans une entrevue qui a suivi la conférence de presse annonçant les travaux d'améliorations de plus de 20 millions au complexe Le Rockhill, à Montréal. « On est à regarder quelques propriétés.» En 2011, le bras immobilier de la Caisse de dépôt avait identifié 10 villes dans lesquelles il souhaite détenir des propriétés multilocatives résidentielles: Vancouver, Toronto et Montréal au Canada, Los Angeles, San Francisco, Washington, Boston et New York aux États-Unis, et Paris et Londres. Au 31 décembre 2012, Ivanhoé Cambridge détenait un portefeuille immobilier d'une valeur de 35 milliards dans 20 pays.

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