Cité du commerce électronique: Montréal réalise deux ventes importantes

La Cité du Commerce électronique.... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

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La Cité du Commerce électronique.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Montréal a trouvé preneur pour la partie sud de l'îlot de la Cité du commerce électronique, au centre-ville.

L'acquéreur, l'homme d'origine syrienne Bachar Ghreiwati, paie comptant 12,25 millions à la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) au terme d'un appel d'offres public pour vendre les immeubles du 977, rue Lucien-L'Allier et du 1000, rue de la Montagne, au centre-ville.

L'autre soumissionnaire était Broccolini, qui se proposait de racheter le tout pour 2,5 millions. La SHDM, antérieurement la Société de développement de Montréal, était la mandataire du gouvernement et de la Ville dans ce projet en 10 phases de la Cité du commerce électronique.

Le bras immobilier de la Ville a acquis les terrains et devait les céder par emphytéose au promoteur. Finalement, seulement deux phases ont été réalisées. La Société détenait toujours deux immeubles qui n'ont pas été démolis puisque la phase 3 ne s'est jamais matérialisée.

Avec le fruit de la vente, la SHDM remboursera un prêt rotatif contracté auprès de la Caisse centrale Desjardins dont le solde s'élève à 6,4 millions.

L'acheteur était représenté par le courtier Groupe immobilier Premium. Au téléphone, son président Fouad El-Dick a affirmé que son client est actif sur la scène immobilière à Montréal depuis six ans déjà. Il soutient qu'il y possède plusieurs propriétés, sans indiquer lesquelles. M. Ghreiwati détient des immeubles à Los Angeles également.

«Le ministère des Finances a procédé aux investigations nécessaires à l'égard de l'acheteur et accepte la transaction», lit-on dans les documents de la Ville.

Selon une évaluation de la firme Poisson Prud'homme, réalisée en 2010, la valeur marchande de la propriété atteint près de 9,5 millions, tandis que l'évaluation municipale se chiffre à 6 millions.

Les frais de décontamination sont évalués à 1 million. Dans l'acte de vente, l'acquéreur s'engage à déposer un plan de réhabilitation environnementale et un plan de démantèlement du bâtiment sur Lucien-L'Allier au ministère du Développement durable, dans des délais à convenir entre eux.

La vente n'est assujettie à aucune condition de développement. Le zonage en vigueur permet les usages commercial, résidentiel ou immeubles de bureaux.

Intérêt dans Chabanel

Par ailleurs, Montréal veut acheter de gré à gré la propriété de Plastique Transco, dans le quartier Chabanel, pour 13,1 millions de dollars. Le but est d'y implanter une nouvelle cour de services municipaux de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. L'aménagement de plusieurs installations figure aussi au programme. Les trois cours de services actuels seront fermées et les immeubles excédentaires seront vendus une fois les services déménagés.

La valeur marchande de la bâtisse du 9500, Saint-Laurent est de 9,2 millions. Une expropriation en bonne et due forme aurait coûté 23,6 millions, estime la Ville. La vente doit se conclure au plus tard le 31 décembre 2013. D'ici là, le vendeur doit décontaminer à ses frais la propriété. Transco est d'ailleurs poursuivie par la Ville pour non-respect du règlement sur la pollution atmosphérique. La démolition des bâtisses est planifiée pour le début de 2014.

En octobre dernier, un article de La Presse annonçait la fermeture de Plastique Transco le 18 janvier prochain. La production sera transférée chez le concurrent AEP Industries, au New Jersey.

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