Bernard Roy: le virage international de R3D

Bernard Roy, président de R3D.... (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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Photo: Marco Campanozzi, La Presse

Bernard Roy, président de R3D.

En 1996, deux ex-associés du Groupe DMR mettaient sur pied une nouvelle entreprise-conseil en gestion des technologies de l'information. R3D Conseil était née bien modestement pour accompagner les entreprises dans leur processus de transformation technologique et organisationnelle. Seize ans plus tard, le groupe compte 450 professionnels et vient d'entreprendre son virage international en ouvrant coup sur coup des bureaux aux États-Unis, au Mexique et au Brésil.

C'est Marc-André Roy, un ex-conseiller en technologies de l'information du Groupe DMR, qui a fondé avec son collègue André Dubuque la firme R3D, il y a 16 ans.

S'il existait à l'époque beaucoup d'intégrateurs de technologies tels que CGI, DMR ou LGS, il y avait un manque de ressources-conseils pour réaliser l'encadrement et assurer la gouvernance de projets d'implantation de nouveaux systèmes technologiques de gestion ou d'opération.

C'est la niche que R3D a décidé d'occuper en proposant aux sociétés financières, aux entreprises manufacturières ou aux organisations gouvernementales de les accompagner dans leur processus de transformation.

Marc-André Roy est aujourd'hui président du conseil de R3D et c'est son frère, Bernard, qui assume depuis septembre 2010 la supervision des opérations et du déploiement de R3D.

Bernard Roy a longtemps oeuvré au sein du Groupe LGS qui a été acquis par IBM en 2000. Avant de se joindre à R3D, en 2010, Bernard Roy était président de LGS qui chapeaute plus de 2000 professionnels des technologies de l'information au Canada.

«On a développé chez R3D un savoir-faire qui est très utile et très recherché par les entreprises qui doivent implanter de nouveaux systèmes de gestion ou d'opération.

«On est là pour épauler les dirigeants d'entreprise dans la planification et la gestion de grands projets, on les aide à déployer correctement les ressources dans les usines, à intégrer ces changements dans leurs systèmes financiers.

«Et on assure aussi la bonne gouvernance des projets. C'est très important pour les dirigeants de savoir que leurs fournisseurs livrent ce qu'ils ont promis en respectant les échéanciers et les budgets», résume Bernard Roy.

Et à ce jour, la meilleure carte de visite de R3D a été justement de donner pleinement satisfaction à ses clients et de profiter de leur expansion pour grandir avec eux.

«On a un gros client industriel québécois avec qui on a obtenu un premier mandat de transformation d'une usine, puis un autre et ainsi de suite. On les accompagne maintenant dans leur gestion de grands projets et dans l'implantation de ceux-ci dans plusieurs de leurs usines», observe Bernard Roy.

Parmi ses autres clients importants, R3D compte Rio Tinto, le Mouvement Desjardins et le gouvernement du Québec.

Les Amériques

Depuis deux ans, R3D a amorcé son virage international en ouvrant successivement des bureaux aux États-Unis, au Mexique et, tout récemment - en marge d'une mission économique du gouvernement québécois - au Brésil.

Là encore, c'est l'engagement de R3D de livrer exactement ce qu'elle promet à ses clients qui a permis cette expansion rapide.

«On avait déjà un petit bureau à Paris et on a obtenu en 2007 le contrat de gestion de grands projets de la société multinationale Forecia. L'entreprise exploite 300 usines de fabrication de pièces d'automobile partout à travers le monde et a décidé de changer le mode de production SAP de toutes ses unités de production», explique Bernard Roy.

Essentiellement R3D devait gérer l'ensemble du programme de développement d'un nouveau logiciel SAP (systèmes, applications et progiciels), et mettre sur pied une structure de gouvernance qui allait permettre de choisir qui développerait cette nouvelle plateforme technologique.

«C'est la multinationale Accenture qui a développé la solution SAP, mais on a pu soumissionner par la suite sur les projets de transformation des usines Forecia et d'installation de ce nouveau système de production.

«On a obtenu le mandat de faire la transformation des 10 usines du groupe aux États-Unis, puis de réaliser l'implantation du nouveau système dans ses 15 usines du Mexique et là on vient d'obtenir le contrat de modernisation de ses 10 usines brésiliennes», souligne Bernard Roy.

«On a réalisé au Mexique la transformation simultanée de sept usines. C'était assez audacieux parce que malgré le changement de système de production il ne doit pas y avoir une minute d'interruption des opérations.»

La réalisation de ces mandats prestigieux d'un acteur important comme Forecia sert de porte d'entrée pour R3D pour solliciter des mandats auprès d'autres groupes industriels dans les pays où elle s'est implantée.

«On a une quinzaine de professionnels au Mexique, une dizaine aux États-Unis qui ont terminé leurs mandats chez Forecia mais on a déjà fait du démarchage et d'autres contrats vont suivre. Au Brésil, nos 10 professionnels sont à temps plein sur le projet, mais on va développer le marché et on va s'attaquer ensuite à l'Argentine.»

R3D réalise un chiffre d'affaires de 70 millions et Bernard Roy prévoit franchir la marque des 250 millions de revenus d'ici cinq à sept ans. Le nombre de professionnels du groupe passera de 450 à 1500, anticipe-t-il.

«La croissance est là, on suit nos clients et on développe de nouveaux marchés. Notre objectif c'est de devenir une firme de services-conseils mondiale», insiste Bernard Roy.

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