Le PDG de JPMorgan critique l'impasse politique à Washington

« C'est presque gênant d'être un citoyen américain voyageant... (PHOTO ARCHIVES AP/JPMORGAN CHASE)

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« C'est presque gênant d'être un citoyen américain voyageant à travers le monde et devoir écouter toutes ces "conneries" auxquelles nous avons à faire dans ce pays. À un moment il va falloir que nous nous reprenions », a fustigé Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase.

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Agence France-Presse
NEW YORK

« C'est presque gênant d'être un Américain », a déclaré vendredi Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, déplorant l'absence de progrès à Washington pour engager les réformes promises par Donald Trump.

M. Dimon, 61 ans, le banquier le plus influent de Wall Street, est sorti de sa traditionnelle réserve et, sans citer de nom, s'en est principalement pris aux parlementaires américains, qui ne parviennent pas à passer une réforme républicaine du système de santé promise depuis tant d'années, en raison de dissensions internes, ce qui jette une ombre sur le reste des réformes. Il n'a toutefois pas critiqué le président Trump.

« Nous sommes devenus une des sociétés les plus bureaucratiques et ennuyeusement procédurières de la planète », a-t-il déclaré aux analystes financiers lors d'une conférence de presse téléphonique organisée pour commenter la - bonne - performance trimestrielle de sa banque.

« C'est presque gênant d'être un citoyen américain voyageant à travers le monde et devoir écouter toutes ces "conneries" auxquelles nous avons à faire dans ce pays. À un moment il va falloir que nous nous reprenions », a-t-il fustigé.

« Nous sommes incapables de construire des ponts, des aéroports », a poursuivi le banquier, qui fait partie du forum des grands patrons réuni pour conseiller le président Trump sur sa politique économique.

« J'étais en France, en Argentine, en Israël, en Irlande. Nous avons rencontré les premiers ministres indien et chinois. C'est incroyable [car] chacun de ces pays comprend qu'il faut des politiques pragmatiques pour promouvoir la croissance des entreprises parce que c'est bon pour la classe moyenne de ces pays, pour les emplois et les salaires », a-t-il encore affirmé.

Mais « ce grand système américain de l'esprit de libre-entreprise ne semble pas le comprendre », a-t-il déploré, ajoutant que s'il n'y avait pas cette « stupidité » qu'est l'impasse politique, la croissance américaine serait bien supérieure au 1,5 % à 2 % actuels.

Le banquier est aussi apparu un peu plus tôt très agacé face à des journalistes, à qui il a demandé d'écrire davantage sur la réforme fiscale, l'éducation et les grands travaux.




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