ALENA: le compte à rebours est commencé

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Sur la photo, le poste frontalier qui relie Windsor, en Ontario, à la ville de Detroit, au Michigan.

Photo Rebecca Cook, archives REUTERS

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L'administration Trump a officiellement lancé le compte à rebours vers la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Le représentant au commerce, Robert Lighthizer, nouvellement confirmé par le Sénat, a donné l'avis réglementaire de 90 jours au Congrès de l'intention de l'administration américaine de « moderniser » l'accord commercial.

Dans sa lettre aux dirigeants démocrates et républicains des deux chambres du Congrès, M. Lighthizer a indiqué souhaiter « créer des emplois mieux rémunérés aux États-Unis et faire croître l'économie américaine ».

« En particulier, nous notons que l'ALENA a été négocié il y a 25 ans et que, si nos économies et nos entreprises ont changé considérablement pendant cette période, ce n'était pas le cas de l'ALENA, écrit M. Lighthizer. Par exemple, quand l'ALENA est entré en vigueur, c'était l'enfance du commerce numérique. »

« Notre but est que l'ALENA soit modernisé pour inclure des nouvelles dispositions au sujet de la propriété intellectuelle, les pratiques réglementaires, les sociétés d'État, les services, les procédures douanières, les mesures sanitaires et phytosanitaires, les règles du travail, l'environnement et les petites et moyennes entreprises. »

L'avis envoyé aujourd'hui lance un décompte de 90 jours qui nous amène à la mi-août pour le lancement des négociations des États-Unis avec le Canada et le Mexique.

La question du mode de négociations - trilatérales ou bilatérales - est revenue sur le tapis la veille, à l'issue d'une rencontre de M. Lighthizer et du secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, avec un comité du Sénat.

Selon le site spécialisé World Trade Online, M. Lighthizer a dit préférer une négociation trilatérale, alors que M. Ross s'est dit prêt aussi à négocier deux ententes bilatérales « miroir », ce qui semble toutefois difficile à réaliser s'il y a deux tables de négociation distinctes.

Dans un communiqué, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a écrit qu'après de vastes consultations, « nous sommes désormais à un tournant qui nous offre la possibilité de déterminer comment faire de notre mieux pour rendre l'ALENA conforme aux nouvelles réalités - et pour intégrer des approches progressistes, libres et justes en matière de commerce et d'investissement. Nous sommes fermement résolus à favoriser le libre-échange sur le continent nord-américain et à faire en sorte que toute la population canadienne bénéficie des avantages du commerce. »




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