L'ALENA est une «catastrophe» pour Donald Trump

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«Je m'en fiche de savoir si c'est une révision de l'ALENA ou un tout nouvel ALENA, mais nous devons le rendre juste, car il est très injuste pour le travailleur américain et très, très injuste pour les entreprises», a déclaré le président américain Donald Trump.

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump a de nouveau critiqué jeudi l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, tout en exprimant sa préférence pour sa renégociation plutôt que son abrogation.

«J'ai de sérieuses inquiétudes sur l'ALENA», a affirmé M. Trump devant des élus. «l'ALENA a été une catastrophe pour notre pays».

«Je m'en fiche de savoir si c'est une révision de l'ALENA ou un tout nouvel ALENA mais nous devons le rendre juste car il est très injuste pour le travailleur américain et très, très injuste pour les entreprises», a ajouté M. Trump.

Le président américain a souhaité ajouter un «F» à l'acronyme anglais NAFTA pour obtenir un accord «libre et juste» («free and fair»).

Le gouvernement mexicain a indiqué mercredi qu'une éventuelle renégociation de l'ALENA pourrait démarrer début mai.

M. Trump a régulièrement fustigé cet accord vieux de 23 ans estimant qu'il était «mauvais» car il a creusé le déficit commercial des États-Unis avec le Mexique, qui s'établit actuellement à 60 milliards de dollars.

Les échanges commerciaux entre le Mexique et les États-Unis représentent environ 500 milliards de dollars par an. Environ 80% des exportations mexicaines vont aux États-Unis.

Recevant ensuite des représentants du constructeur de motos américain Harley-Davidson, M. Trump a rappelé que l'administration républicaine du président Reagan avait instauré dans les années 80 des tarifs douaniers sur les importations de motos japonaises de grosse cylindrée pour protéger Harley-Davidson.

«Vous étiez les victimes de violations commerciales et de dumping (...) et Ronald Reagan est intervenu et a imposé de fortes taxes. On ne parlerait plus aujourd'hui d'Harley-Davidson s'il ne l'avait pas fait», a affirmé Donald Trump lors de déclarations à la presse après un dîner à la Maison-Blanche avec les responsables du constructeur.

«Nous allons vous aider aussi (...) nous allons être compétitifs face à tout le monde», a-t-il encore assuré.

Harley-Davidson traverse actuellement une passe difficile et a annoncé cette semaine des résultats financiers en baisse pour l'an passé. Le constructeur a vendu près de 265 000 motos l'an dernier mais en recul de 1,6% sur un an et a indiqué s'attendre pour cette année à des ventes de même niveau, voire légèrement en repli.

Le légendaire constructeur américain fait face à un vieillissement de sa clientèle traditionnelle et à la concurrence des japonais et des européens.




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