La question de la dette américaine demeure, affirment Moody's et Standard and Poor's

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«L'accord d'hier ne fait pas grand-chose pour remettre les finances publiques américaines sur une trajectoire plus viable à moyen terme», estime de son côté SP, dans un communiqué distinct.

Agence France-Presse
Washington

L'accord budgétaire de mardi aux États-Unis est loin de régler la question du poids, insoutenable à long terme, de la dette publique américaine, ont estimé mercredi les agences de notation financière américaines Moody's et Standard and Poor's.

Le compromis auquel sont parvenus républicains et démocrates «ne fournit pas la base d'une amélioration sérieuse des ratios d'endettement de l'État (fédéral américain, ndlr) à moyen terme et au-delà», écrit Moody's dans un communiqué.

«L'accord d'hier ne fait pas grand-chose pour remettre les finances publiques américaines sur une trajectoire plus viable à moyen terme», estime de son côté SP, dans un communiqué distinct.

Moody's estime que d'autres mesures de réduction du déficit sont nécessaires et pense que celles-ci seront décidées «dans les mois qui viennent» à l'issue de nouvelles négociations entre les deux camps.

Du résultat de ces négociations, rappelle l'agence, dépendra l'évolution de la note de solvabilité qu'elle attribue ou pays : maintien du fameux «Aaa», ou abaissement de cette note maximale à «Aa1», conformément à l'avertissement qu'elle avait lancé aux élus en septembre.

SP, qui avait abaissé la note des États-Unis à «AA+» en août 2011 à l'issue du psychodrame politique autour du relèvement de la limite légale de la dette publique du pays, indique que cette note tient toujours.

Elle reste assortie d'une «perspective négative», signe que l'agence pourrait l'abaisser à moyen terme. SP estime en effet que «le mode de gouvernement et l'élaboration de la politique à Washington sont devenus moins stables, moins efficaces et moins prévisibles» que par le passé.

Selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international, la dette de l'État fédéral américain devait atteindre 107,2% du PIB des États-Unis en 2012, ratio qui devait monter à plus de 114% dès 2015.

Le Congrès américain a validé mardi un accord permettant d'éviter l'essentiel de la cure de rigueur qui était programmée sans cela (le «mur budgétaire»), mais qui repousse à plus tard les décisions difficiles sur la manière d'assainir durablement les finances publiques de l'oncle Sam.

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