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Gouvernements et multinationales financent la fondation Clinton
Photo: Reuters
Bill Clinton n'est pas légalement obligé de révéler qui finance sa fondation à but humanitaire et écologique. Il le fait afin de ne pas susciter de soupçons de conflit d'intérêt dans la mesure où son épouse Hillary Clinton est la patronne de la diplomatie américaine.
Associated Press
Washington
Cette liste dont l'Associated Press a obtenu copie détaille les bienfaiteurs de la fondation mise sur pied par l'ancien président américain, et associe à chacun un ordre de grandeur pour évaluer sa contribution, sans chiffre précis.
Le montant alloué par chaque bienfaiteur en 2009 n'est pas détaillé, la fondation se contentant de communiquer une somme étalée sur plusieurs années.
La Norvège, qui a de nouveau donné en 2009, a fait don de 15 à 25 millions de dollars depuis la création de la fondation Clinton il y a une dizaine d'années, et Oman de 1 à 5 millions. Coca-Cola, le circuit professionnel de golf américain PGA, le milliardaire Donald Trump, la Fondation Bill and Melinda Gates ou encore AUSAID, une émanation du gouvernement australien, figurent aussi parmi les donateurs.
L'Arabie saoudite, le Koweït, Qatar ou Brunei, qui figuraient dans la liste des donateurs publiée en 2008, n'ont pas versé de contribution en 2009.
M. Clinton n'est pas légalement obligé de révéler qui finance sa fondation à but humanitaire et écologique. Il le fait afin de ne pas susciter de soupçons de conflit d'intérêt dans la mesure où son épouse Hillary Clinton est la patronne de la diplomatie américaine.
Barack Obama avait fait de cette transparence une condition à l'accession de Mme Clinton à la tête du Département d'État. La Maison Blanche n'a pas souhaité faire de commentaires sur la publication de cette liste.
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