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Allen Stanford ne peut plus s'offrir d'avocat
Agence France-Presse
Houston
Selon plusieurs documents de justice dont l'AFP s'est procuré copie vendredi, l'homme d'affaire au style british, anobli à Antigua et sponsor fortuné de matches de cricket, qui est actuellement emprisonné à Houston, ne peut plus s'acquitter des honoraires de ses avocats.
Un administrateur judiciaire, nommé dans le cadre des poursuites au civil contre M. Stanford, a en effet déjà saisi plus de 27 millions de dollars de biens qu'il vend afin de compenser en partie les pertes subies par ses victimes.
Le juge fédéral David Hittner en charge du dossier au pénal a refusé en août que l'avocat de M. Stanford, Dick DeGuerin se retire du dossier jusqu'à temps qu'un autre conseil accepte de défendre l'ancien milliardaire sans aucune garantie de paiement.
Robert Luskin, un avocat connu pour avoir défendu le sulfureux Karl Rove, qui fut conseiller de George W. Bush, a expliqué qu'il reprendrait volontiers le dossier s'il obtenait du juge la jouissance de l'assurance juridique établie au nom de la société de M. Stanford et prenant en charge les éventuels frais de justice de son président.
Mais il n'a pas été autorisé à plaider parce qu'il ne souhaitait prendre le dossier en charge qu'en intérim.
Au civil par ailleurs, plusieurs plaintes ont été déposées arguant que l'administateur judiciaire outrepassait son pouvoir dans cette affaire.
La SEC, le gendarme de la Bourse américain, affirme notamment que son action n'est «sous-tendue par aucune logique ni aucune loi».
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