Stornoway: la mine Renard est en mode embauche

La mine Renard, la première mine de diamants... (Photo fournie par Stornoway Diamond)

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La mine Renard, la première mine de diamants au Québec, se compare avantageusement aux quatre autres gisements diamantifères canadiens actuellement en exploitation.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

La première mine québécoise de diamants vient de fêter sa première année d'exploitation et prévoit continuer d'embaucher au cours des prochains mois.

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Matt Manson, président de Stornoway

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Les deux plus gros diamants trouvés sur le site de Renard 65 par Diamants Stornoway (Canada) inc. Photo fournie par Diamants Stornoway (Canada) inc.

La mine Renard, située à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, effectuera une transition entre une exploitation à ciel ouvert et une exploitation souterraine dans les prochains mois. Ce qui nécessite un ajustement à la hausse de l'effectif.

« Nous avons terminé 2016 avec 450 employés. Nous terminerons 2017 avec 470. Nous devrions approcher les 500 travailleurs l'an prochain quand la production souterraine aura atteint sa vitesse de croisière », a indiqué Matt Manson, président et chef de la direction de Stornoway, dans une mêlée de presse hier.

M. Manson était l'invité du Cercle canadien de Montréal sur l'heure du midi. Il a parlé de l'importance culturelle des diamants dans le monde et des perspectives pour la mine Renard.

BRIS DE DIAMANTS

Jusqu'à présent, Stornoway a obtenu au mieux 100 $US le carat pour ses diamants du nord du Québec, soit moins que les 160 $US prévus. Les diamants se brisent dans le processus de séparation des diamants de la roche stérile. Il en résulte une production de plus petits diamants, qui valent moins cher. La société va investir plus de 20 millions pour régler le problème au premier trimestre 2018.

« Il restera sans doute des bris, a convenu M. Manson. Ça arrive dans toutes les mines diamantifères. Mais nous devions agir pour faire redescendre le nombre de bris à un niveau plus acceptable. »

Malgré ces pépins de départ, Matt Manson fait montre d'une confiance inébranlable à l'égard des diamants québécois, notamment parce que l'offre mondiale va sans doute diminuer au cours des prochaines années, soutient-il.

« Dans les 12 derniers mois, il s'est ouvert trois nouvelles mines, incluant la nôtre, a expliqué M. Manson. Mais maintenant, il n'y a plus de projets à l'horizon. Il y a des mines d'envergure qui prévoient cesser leurs activités d'ici cinq ans : Argyle, en Australie, en 2021 [production de 8 millions de carats en 2013] et la mine Diavik, au Canada [production annuelle de 7 millions de carats], probablement en 2023. En raison de ce resserrement de la production, les perspectives à long terme sont favorables concernant le prix. »

Quelques données

Prix obtenu au dernier trimestre (en dollars canadiens)

120 $ par carat

Coût de production au dernier trimestre (en dollars canadiens)

65 $ par carat

Production attendue en 2017

1,7 million de carats

Durée de vie potentielle (incluant les ressources)

20 ans ou plus




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